22e Edition du festival de La Gacilly : "SO BRITISH"
22e Edition du festival de La Gacilly : “SO BRITISH”
Chaque été, le petit village de La Gacilly, niché dans les terres bretonnes, se métamorphose en un musée à ciel ouvert. Rues pavées, venelles secrètes et jardins fleuris deviennent le théâtre d’un dialogue singulier entre nature et photographie. Pour cette 22ᵉ édition du Festival Photo de La Gacilly, du 1er juin au 5 octobre 2025, la Grande-Bretagne est l’invitée d’honneur, avec une programmation au charme résolument… So British.

Un regard d’outre-Manche entre excentricité et engagement
À travers cette thématique, le festival rend hommage à la richesse de la photographie britannique, entre ironie douce, regard social acéré et raffinement visuel. Un clin d’œil artistique à une nation qui n’a jamais cessé de capturer le réel avec audace, tout en cultivant son goût pour l’absurde et l’élégance.
Ce choix n’est pas anodin : il évoque aussi les liens profonds entre la France et le Royaume-Uni. Le commissaire Cyril Drouhet évoque “l’humour contagieux” des artistes britanniques, leur manière unique de tordre le quotidien pour en faire une fable photographique. Une esthétique qui tranche, amuse, parfois bouleverse — mais ne laisse jamais indifférent.

Les maîtres du regard britannique
Parmi la dizaine d’artistes présentés, certains noms résonnent comme des légendes :
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Don McCullin, figure du photojournalisme, expose des clichés puissants qui captent l’âme des oubliés, notamment son bouleversant “Homeless Irishman” de 1969.
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Martin Parr, maître de la satire visuelle, déploie sa série Tender Albion : une fresque colorée et décalée de la société contemporaine anglaise.
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Les élégants portraits de Terry O’Neill — dont ceux de David Bowie, les Rolling Stones ou Brigitte Bardot — côtoient les scènes quotidiennes de Tony Ray-Jones ou Josh Edgoose, oscillant entre nostalgie et énergie pop.
Mention spéciale aux artistes femmes mises à l’honneur : Anna Atkins, pionnière du cyanotype botanique dès 1843, ou Cig Harvey, dont l’univers onirique capte la lumière comme un secret à révéler.

La mer, les hommes et la planète
En parallèle de cette escapade anglaise, le festival poursuit son engagement écologique. La thématique marine est centrale cette année, à travers des séries signées Laurent Ballesta, Stéphane Lavoué ou encore Robert Doisneau – un regard tendre et poétique sur nos rivages, nos pêches, nos souvenirs d’enfance en bord de mer.
Les reportages environnementaux, quant à eux, emmènent le visiteur au cœur des mangroves indiennes, des montagnes d’Afrique ou encore des forêts tanzaniennes, avec les regards engagés de Frédéric Noy, Françoise Huguier ou Supratim Bhattacharjee.

Une parenthèse visuelle à vivre en liberté
La 22e Edition du festival de La Gacilly : “SO BRITISH” est avant tout une promenade libre, gratuite, immersive. Pas de billetterie ni de murs : ici, l’art s’installe au détour d’un muret moussu, sur une façade ancienne, ou le long d’un chemin creux. Le tout dans une scénographie soignée, respectueuse de l’environnement et des saisons.
Avec plus de 700 photographies exposées en plein air, cette édition 2025 s’annonce comme un voyage sensoriel, où se mêlent réflexion, esthétisme et humour. Une escapade idéale pour les amateurs de photographie, les curieux du monde ou les rêveurs en quête d’inspiration.
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