Amin Yousefi, photographe
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Amin Yousefi, originaire d’Abadan, en Iran, et actuellement basé à Londres. Titulaire d’une maîtrise en photographie de l’Université de Westminster, je travaille comme écrivain, chercheur et artiste basé sur l’image. Mon travail explore souvent les aspects sociopolitiques de la photographie, en se concentrant sur des questions telles que la violence d’État et les mouvements de protestation au Moyen-Orient et en Iran.
Comment définissez-vous votre style en photographie ?
Je travaille principalement avec des matériaux photographiques et, même si je n’adhère pas à un style esthétique spécifique, je vise à maintenir une cohérence dans mon travail en l’alignant sur le contexte que j’explore. Mon approche privilégie la pertinence thématique et contextuelle de mes projets plutôt que l’adhésion à un style visuel prédéterminé.
Les rencontres qui ont marqués votre carrière ?
Un récent rendez-vous crucial dans ma carrière a été la poursuite de mes études de maîtrise en photographie à l’Université de Westminster. L’opportunité de dialoguer avec d’autres étudiants, professeurs et professionnels de l’industrie s’est avérée inestimable. Ces interactions ont non seulement enrichi mon expérience académique, mais ont également favorisé des relations et des collaborations significatives qui ont considérablement influencé ma croissance artistique et mon parcours professionnel.
Les photographes qui vous inspirent ?
Dans le sac du photographe ; Quel est votre matériel photo actuel ?
Mon téléphone!
Ce que vous aimez en photographie ?
Alors que je continue de revisiter les photographies, je trouve un immense plaisir à pouvoir découvrir les couches cachées en elles. La possibilité de réinterpréter l’histoire à travers la photographie me fascine particulièrement ces jours-ci. Parfois, des détails apparemment insignifiants dans une image peuvent devenir significatifs et servir de récits puissants.
Ce que vous détestez en photographie ?
La brutalité de la photographie réside dans sa capacité à tout capturer, servant ainsi de document historique. Cependant, il est essentiel de reconnaître que l’acte photographique implique non seulement le photographe mais aussi le sujet photographié. Malheureusement, souvent, seul le photographe bénéficie de cet échange. Ce n’est pas nouveau ; de nombreux auteurs ont déjà discuté de ce phénomène.
Que souhaitez-vous transmettre à travers vos photos ?
Mon objectif est de mettre en lumière les aspects marginalisés de l’histoire des régions où je suis né et où j’ai vécu, souvent négligés ou obscurcis par les pouvoirs et les institutions dominantes. Bien que ces sujets ne soient pas toujours du matériel photographique direct, j’essaie de découvrir leur signification à travers l’exploration. En approfondissant ces matériaux, je cherche à découvrir des réponses et des idées qui éclairent des récits et des perspectives négligés.
Quelle est votre photo préférée ?
C’est l’une de mes photographies préférées prises par Bahman Jalali pendant la guerre Iran-Irak. J’ai tenté de capturer une scène similaire pour l’un de mes projets en 2019, au même endroit le long de la frontière Iran-Irak.

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
Je travaille actuellement sur deux écrits axés sur la photographie, en mettant l’accent sur la question de la mauvaise qualité des images dans ce domaine.
Votre mot de la fin ?
Merci beaucoup pour le temps que vous m’avez consacré !







