Paris : la liste des galeries photo parisiennes à connaître
Paris, capitale mondiale de la photographie
Paris n’est pas seulement la ville des grandes institutions photographiques telles que la MEP, le Jeu de Paume ou la Fondation Henri Cartier-Bresson, c’est aussi une capitale vivante qui regorge d’innombrables galeries photo, où se découvrent, au détour d’une petite rue isolée ou d’une cour pavée discrète, des œuvres photographiques qui méritent le détour autant que dans les plus grands musées.
C’est parti, voici la sélection de ZOOM’UP des galeries photo essentielles à visiter pour garder l’œil en éveil et découvrir la photographie dans ce qu’elle a de plus vivant, de plus audacieux et de plus accessible.
● Galerie Anne-Laure Buffard
6 et 13 Rue Chapon, 75003 Paris
Fondée en 2022, la Galerie Anne-Laure Buffard représente une écurie restreinte d’artistes internationaux, nouant des relations privilégiées avec les grands festivals, les Rencontres d’Arles, Paris Photo, Art Paris, Art Brussels, et les institutions comme la MEP, la BNF ou le musée Guimet. Avec un tropisme particulier pour les enjeux de représentation et de narration, la galerie représente des artistes de différentes générations aux pratiques variées : peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation et art numérique, prenant acte de la porosité des approches et des médiums dans l’art contemporain. Parmi les noms à suivre, la photographe franco-vietnamienne Nhu Xuan Hua, dont les images narratives et conceptuelles mêlent commandes de mode et recherche personnelle, ou encore la plasticienne Ilanit Illouz, reconnue pour sa pratique photographique expérimentale. Une galerie jeune, ambitieuse et résolument tournée vers le monde.
Mentionnons également le second espace de la galerie Anne-Laure Buffard, au 13 rue Chapon, qui fonctionne comme un showroom dédié aux projets plus expérimentaux et aux artistes en résidence. Les deux espaces fonctionnent souvent en dialogue, comme lors de l’exposition *Shape of Soul* en 2026, qui mettait en regard les photographies d’Ann Ray et les sculptures de Robert Schad se déployant simultanément dans les deux lieux. Cette façon de travailler sur plusieurs espaces en même temps donne à la galerie une dimension spatiale et narrative rare dans le milieu parisien.
● Galerie Binôme
19 Rue Charlemagne, 75004 Paris
Créée en 2010 par Valérie Cazin, la Galerie Binôme promeut avant tout la photographie contemporaine émergente, jusqu’aux limites du post-photographique. À raison de cinq à dix expositions par an, personnelles ou collectives, Binôme défend une ligne éditoriale au sein de laquelle les artistes émergents questionnent la photographie en tant que médium et support. Photographes conceptuels, plasticiens, performeurs et dessinateurs s’y retrouvent sur un questionnement commun autour des nouvelles formes photographiques. La galerie est également présente sur les grands événements d’art contemporain comme Art Paris, et édite une série de portfolios de poche en tirages limités. Pour les passionnés qui aiment que la photographie bouscule ses propres frontières.
● Galerie Écho 119
1 Rue des Minimes, 75003 Paris
La galerie Écho 119 est construite autour d’une collection personnelle de livres de photographie — d’éditions récentes aux livres rares — celle de Noëlle Colin, sa fondatrice, qui partage sa vie entre la France et le Japon et nourrit sa sélection unique de raretés dénichées au Japon. Spécialisée dans la photographie, la galerie présente le travail d’artistes reconnus comme celui de photographes émergents, originaires de tous pays, avec un accent particulier mis sur les artistes japonais. Depuis ses débuts, la galerie s’emploie à rendre visible le travail des femmes photographes japonaises en mettant en lumière des regards singuliers et sensibles. Après neuf ans rue Vieille du Temple, Écho 119 a récemment déménagé dans un nouvel espace rue des Minimes, plus lumineux et plus intimiste, inauguré avec une exposition personnelle de la grande photographe japonaise Rinko Kawauchi. Une adresse doublement précieuse : on vient y voir des expositions, mais aussi dénicher le livre photo rare qu’on ne trouvera nulle part ailleurs à Paris.
● Galerie Les Filles du Calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire et 21 rue Chapon, Paris 3e
Depuis sa création en 1996, cette galerie s’est imposée comme un lieu de référence pour la photographie contemporaine et les pratiques artistiques qui dialoguent avec elle. Son positionnement en fait une adresse incontournable pour les amateurs d’image, les collectionneurs et tous ceux qui souhaitent découvrir des œuvres exigeantes dans un cadre reconnu.
La Galerie Les Filles du Calvaire défend une programmation attentive aux écritures visuelles contemporaines, en accordant une place importante à la photographie, mais aussi à des formes de création qui en prolongent les enjeux esthétiques et conceptuels. Le lieu privilégie des artistes dont le travail interroge le réel, la mémoire, le récit ou la matière photographique elle-même. Cette approche permet de découvrir des œuvres qui ne se limitent pas à l’illustration du monde, mais qui en proposent une lecture sensible, construite et souvent très personnelle.
Le lieu s’attache aussi bien à promouvoir le travail d’artistes déjà reconnus sur la scène internationale qu’à défendre la jeune création. Au gré des expositions, on retrouve ainsi de grands noms de la photo contemporaine tels que Mitch Epstein et Antoine d’Agata, mais aussi Laura Henno ou Charles Fréger. Avec ses deux espaces complémentaires dans le Marais, la galerie offre une programmation généreuse qui mêle photographie documentaire, portraits et approches plasticienne de l’image. Un lieu incontournable pour qui veut comprendre où en est la photographie contemporaine dans sa relation à l’art en général.
● Galerie Polka
Cour de Venise, 12 Rue Saint-Gilles, 75003 Paris
Nichée au cœur du Marais, la galerie Polka se décompose en deux lieux voisins, d’abord la galerie donnant sur la rue Saint-Gilles et, ensuite, une galerie logée dans le cadre intimiste de la Cour de Venise. La galerie Polka s’est imposée comme une véritable institution dédiée à la photographie contemporaine. Fondée en 2007 par Adélie de Ipanema et Edouard Genestar, la galerie se déploie sur deux espaces totalisant 300 mètres carrés, offrant une surface d’exposition généreuse au sein d’un environnement préservé de l’agitation urbaine.
Dès son origine, le projet Polka s’est articulé autour d’une conviction forte : la photographie, et tout particulièrement le photoreportage, possède une capacité unique à raconter le monde et ses transformations. La ligne éditoriale privilégie des regards d’auteurs qui s’inscrivent dans une démarche de témoignage, qu’il soit social, politique ou culturel. En représentant plus d’une trentaine de photographes français et internationaux, la galerie fait le pont entre des figures historiques du médium et une création contemporaine exigeante.
Au-delà des expositions, qui rythment l’année avec une programmation riche, le visiteur trouve à la galerie Polka une librairie spécialisée de grande qualité. Cette dernière propose une sélection pointue d’ouvrages monographiques et thématiques, ainsi que des tirages rares et des éditions limitées, faisant de ce lieu une destination de choix pour les collectionneurs et les passionnés de l’objet-livre photographique.
La galerie Polka se distingue également par sa dimension hybride et son engagement éditorial, étant historiquement liée à la parution de Polka Magazine, revue de référence du grand reportage. Cette approche contribue à rendre la photographie accessible au grand public en quête de découvrir des œuvres qui marquent par leur force documentaire et leur qualité plastique tout en conservant une exigence intellectuelle.
● Galerie Sit Down
4 Rue Sainte-Anastase, 75003 Paris
Située au 4 rue Sainte-Anastase, dans le quartier dynamique du Marais à Paris, la galerie Sit Down s’est imposée, depuis sa fondation par Françoise Bornstein en 2005, comme un lieu incontournable pour les amateurs et les professionnels de la photographie contemporaine. Si la galerie a initialement embrassé une programmation multidisciplinaire, elle se consacre essentiellement, depuis 2013, au médium photographique, en développant une expertise pointue tant sur la scène française qu’internationale.
La ligne éditoriale de la galerie se distingue par une attention particulière portée à la photographie documentaire, souvent abordée sous un angle personnel et artistique. Loin des clichés purement descriptifs, les artistes représentés par Sit Down interrogent le réel et les structures du monde contemporain à travers une narration visuelle forte. La galerie s’intéresse également à des démarches qui explorent les limites de la photographie, en encourageant le dialogue avec d’autres médiums ou en questionnant les usages mimétiques de l’image.
Pour les étudiants et passionnés de photographie, chaque visite au 4 rue Sainte-Anastase constitue une immersion dans une vision d’auteur affirmée. La rigueur curatoriale de Françoise Bornstein garantit des propositions visuelles cohérentes et exigeantes, où la qualité du tirage et la pertinence du discours artistique sont placées au cœur de l’expérience. En choisissant de porter des projets qui défient parfois les conventions du médium, la galerie Sit Down offre une fenêtre ouverte sur les évolutions et les questionnements de la photographie actuelle.
La renommée de la galerie dépasse largement les frontières du Marais, puisque Sit Down participe régulièrement à des foires internationales de premier plan telles que Paris Photo, Photo London ou encore des événements à Los Angeles et New York. Cette présence sur la scène mondiale témoigne de la qualité et du rayonnement des artistes accompagnés par la galerie, confirmant son rôle de pôle majeur pour la diffusion de la photographie de création.
● Ithaque
5 Rue des Haudriettes, 75003 Paris
Au cœur du Marais, Ithaque occupe une place singulière dans le paysage photographique contemporain. Fondé en 2020 par le photographe Alexandre Arminjon, ce lieu hybride associe un espace d’exposition et un atelier de tirage, dans une volonté affirmée de préserver et de transmettre le savoir-faire de la photographie argentique. Ithaque n’est pas seulement une galerie au sens traditionnel du terme. C’est un lieu de création, de pratique et de rencontre, pensé pour faire vivre la photographie dans toutes ses dimensions.
L’identité d’Ithaque repose sur un attachement fort à l’argentique, et plus particulièrement à la photographie en noir et blanc. Dans un contexte où les images numériques dominent largement les usages, ce lieu défend une autre temporalité, fondée sur la patience, la précision et l’attention au tirage. Cette approche donne à la photographie une profondeur particulière, où chaque étape de fabrication compte autant que l’image finale. Ithaque valorise ainsi une pratique exigeante, artisanale et sensible, qui s’adresse autant aux photographes confirmés qu’aux passionnés désireux de découvrir ou redécouvrir les possibilités du procédé argentique.
Le lieu se compose de deux espaces complémentaires. Le premier est dédié aux expositions photographiques. La programmation y met en avant des travaux variés, portés par des artistes venus d’horizons différents, avec une attention particulière accordée aux regards singuliers et aux cultures photographiques multiples. Le second espace abrite deux laboratoires de tirage argentique noir et blanc, qui font d’Ithaque un véritable lieu de production autant que de présentation. Cette articulation entre exposition et pratique renforce le caractère vivant du projet, en inscrivant la photographie dans un processus continu de création.
Ithaque accueille également des photographes résidents venus du monde entier, dans un esprit d’ouverture et de dialogue interculturel. Ce fonctionnement contribue à faire du lieu un espace de travail, d’échange et d’expérimentation. En parallèle, des ateliers photo argentiques sont proposés aux jeunes publics en Île-de-France, témoignant d’une volonté claire de transmission. Le lieu a d’ailleurs été reconnu par le Ministère de la Culture pour ses activités destinées aux publics scolaires à l’occasion du bicentenaire de la photographie, ce qui souligne son engagement en faveur de l’éducation artistique.
L’association Les Amis d’Ithaque accompagne ce projet en soutenant les ateliers et les résidences d’artistes. Reconnue d’intérêt général, elle participe à la pérennité d’un lieu qui conjugue exigence artistique, action culturelle et dimension humaine. Ithaque se distingue enfin par son atmosphère particulière, propice aux rencontres, aux événements privés et aux workshops, où se partage la magie de l’apparition de l’image. Pour tous ceux qui s’intéressent à la photographie argentique, Ithaque représente à la fois un refuge, un atelier et une source d’inspiration durable.
● Les Douches la Galerie
54 Rue Chapon, 75003 Paris
Située aujourd’hui au 54 rue Chapon, au cœur du quartier dynamique du Marais à Paris, la galerie Les Douches la Galerie s’est imposée comme une référence incontournable pour les amateurs et les professionnels de la photographie. Si l’établissement a marqué ses premières années d’existence au 5 rue Legouvé, dans le 10e arrondissement, son installation dans cet espace du 3e arrondissement a permis de renforcer son rôle de pôle majeur de la diffusion photographique dans la capitale.
L’identité de la galerie repose sur une ligne éditoriale exigeante qui privilégie la découverte et la valorisation d’écritures photographiques fortes. Les Douches la Galerie se distingue par une programmation qui articule habilement photographie historique et création contemporaine, mettant en lumière des auteurs dont l’œuvre témoigne d’une vision singulière du monde. Qu’il s’agisse de recherches documentaires approfondies, de démarches formelles ou d’explorations plastiques, chaque exposition est pensée comme une immersion dans le travail d’un artiste, favorisant une lecture approfondie des enjeux esthétiques et narratifs portés par l’image.
Au-delà de sa fonction d’exposition, Les Douches la Galerie agit comme un espace de réflexion et de transmission. En représentant des fonds d’artistes internationaux de premier plan, elle contribue activement à la mémoire et à la valorisation de corpus photographiques essentiels. La galerie accompagne ses artistes sur le long terme, assurant une cohérence dans la diffusion de leurs travaux et facilitant le dialogue avec les institutions muséales et les publics.
● Galerie Bigaignon
18 rue du Bourg Tibourg, 75004 Paris
Au cœur du quartier du Marais, la galerie Bigaignon s’impose comme une référence singulière dans le paysage photographique parisien.
Loin des approches conventionnelles, la galerie Bigaignon qui se définit comme un espace d’art contemporain photosensible, privilégie une programmation qui interroge l’essence même du médium photographique. Les œuvres exposées explorent les procédés techniques, la matérialité du tirage et les capacités intrinsèques de l’image à se transformer. Entre minimalisme, abstraction et recherches constructivistes, la galerie agit comme un véritable laboratoire de la lumière et de la matière.
Cette exigence intellectuelle et plastique en fait une destination de premier choix pour les photographes et les amateurs d’art souhaitant découvrir des propositions qui poussent les limites de la pratique, pour se confronter à la matérialité photographique ainsi que ses potentialités créatives et s’immerger dans la photographie contemporaine d’auteur.
● Galerie Fait & Cause
58 rue Quincampoix, 75004 Paris
Il existe à Paris une galerie qui ne ressemble à aucune autre. Pas de photographies de mode, pas de tirages décoratifs, pas de marché de l’art au sens traditionnel du terme. À la Galerie Fait & Cause, la photographie a choisi son camp depuis le premier jour : celui des invisibles, des opprimés, de ceux que le monde regarde peu ou pas du tout.
Première galerie consacrée à la photo à caractère social, la Galerie Fait & Cause est une création de l’association Pour Que l’Esprit Vive. Elle a pour mission de favoriser la prise de conscience des problèmes sociaux où qu’ils se présentent à travers le monde. Elle a choisi de privilégier le médium qui se prête le mieux à la dénonciation des injustices, des inégalités et de la misère : la photographie.
Fondée en 1997, la Galerie Fait & Cause a présenté plus de 120 expositions sur des sujets sociaux, environnementaux et animaliers, dans le but de montrer les problèmes, de dénoncer les injustices, de défendre ceux qui en sont victimes, d’aider les personnes qui les combattent et de soutenir les photographes qui y consacrent leur travail.
Ce positionnement, rare dans le paysage des galeries photographiques parisiennes, fait de Fait & Cause un lieu unique, qui n’a jamais dévié de sa trajectoire depuis près de trente ans d’existence.
Le choix éthique et esthétique de la galerie est celui de ce que l’on appelle la photo documentaire, dans la tradition des grands photographes d’investigation et de terrain, des travaux photographiques archétypaux de l’Amérique des années noires et de tous les photographes humanistes. Cette filiation revendiquée avec les grandes figures du photojournalisme et de la photographie sociale dit beaucoup de l’exigence qui préside à chaque programmation. Ici, une image ne vaut pas seulement pour ses qualités formelles : elle vaut surtout pour ce qu’elle témoigne, pour la réalité qu’elle met en lumière, pour le dialogue qu’elle instaure entre celui qui photographie et celui qui est photographié.
L’action de l’association Pour que l’Esprit Vive en ce qui concerne la photographie s’inscrit dans l’ensemble de ses actions, notamment la Résidence artistique francophone de La Prée et les Actions artistiques et culturelles en milieu rural. Une action qui repose sur l’affirmation de l’importance de l’art comme révélateur de sens et de changement, comme source de plaisir, comme facteur d’épanouissement et de développement des individus, et comme pont entre les artistes et le public.
Association reconnue d’utilité publique, Pour Que l’Esprit Vive mène ses projets artistiques et sociaux grâce à la générosité des donateurs privés et mécènes : entreprises et particuliers. Ce statut dit quelque chose d’essentiel : Fait & Cause n’est pas une galerie commerciale au sens habituel du terme. Elle existe parce que des personnes croient en son utilité sociale et la soutiennent.
Au fil des années, la Galerie Fait & Cause a tissé des liens étroits avec les grandes institutions du photojournalisme humanitaire. Elle expose régulièrement les lauréats du Visa d’Or humanitaire du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), un prix créé en 2011 en partenariat avec le Festival international du photojournalisme de Perpignan, Visa pour l’Image, qui récompense chaque année un photographe ayant su illustrer une thématique humanitaire. Les travaux de ces reporters de terrain, souvent réalisés dans des conditions extrêmes, trouvent à la galerie Fait & Cause un espace d’exposition à la mesure de leur engagement et de leur exigence.
La Galerie Fait & Cause est ouverte à toutes et à tous, sans réservation et sans entrée payante. Elle accueille du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30, en période d’exposition. Cette accessibilité totale est cohérente avec sa raison d’être : la photographie sociale ne peut remplir sa mission de sensibilisation que si elle parvient au plus grand nombre.
Située à quelques minutes à pied du Centre Pompidou, dans une rue animée du cœur de Paris, Fait & Cause est l’une de ces adresses que tout amateur de photographie engagée se doit de connaître. Entrer dans cette galerie, c’est accepter d’être dérangé, bousculé, ému. C’est comprendre que la photographie peut être bien davantage qu’un art : une arme douce au service de la justice et de la dignité humaine.
● Galerie Rouge
3 Rue du Pont Louis-Philippe, 75004 Paris
La Galerie Rouge, c’est l’adresse mythique de la rue du Pont-Louis-Philippe, qui attire depuis 1975 les passionnés de photographie. Son credo ? Exposer et vendre de beaux tirages qui émeuvent au premier regard et transforment notre rapport au monde. Représentant notamment les immenses Édouard Boubat et Jean-Philippe Charbonnier, la galerie soutient le travail de photographes contemporains déjà connus ou en voie de l’être. Officieusement spécialisée dans le noir et blanc, la Galerie Rouge se constelle en temps d’expo d’une multitude de petits et moyens formats, à la fois accessibles à un large public et d’une grande intégrité artistique. Cinquante ans après sa création, elle reste l’une des rares galeries parisiennes à avoir su traverser les modes sans jamais trahir son âme. Un lieu de transmission autant que d’exposition.
● Galerie Madé
30 Rue Mazarine, 75006 Paris
La Galerie Madé, spécialisée dans la photographie, est l’une des rares adresses du 6e arrondissement entièrement dédiées au médium photographique. Dans un quartier davantage connu pour ses galeries de peinture et ses antiquaires, Madé fait figure d’exception lumineuse. Sa programmation mêle photographie de création, portrait et paysage, avec une attention particulière portée à la qualité des tirages et à la cohérence de chaque accrochage. Un espace élégant et intimiste, à découvrir lors d’un après-midi rive gauche.
● In Camera galerie
21 rue Las Cases, 75007 Paris
Dans une rue discrète du 7e arrondissement de Paris, à deux pas du musée d’Orsay et des quais de la Seine, se trouve une galerie dont le nom est lui-même un programme. « In camera » : dans la chambre, dans l’intimité du regard. Ce choix d’un nom latin n’est pas anodin. Il dit quelque chose de l’ambition de ce lieu : défendre une certaine idée de la photographie, celle qui se construit dans la durée, avec exigence et conviction.
La galerie in camera a été ouverte en juin 2008 par Hanane Hilmi et Jean-Noël de Soye. Son ambition est de défendre la photographie d’artistes contemporains et du XXe siècle. Depuis plus de quinze ans, cette ambition n’a pas varié d’un iota, ce qui est en soi une marque de caractère dans un marché de l’art parfois trop soumis aux effets de mode.
Jean-Noël de Soye est lui-même photographe, et Hanane Hilmi avait déjà travaillé en galerie avant la création d’In Camera. C’est en s’occupant du travail photographique de de Soye que l’idée leur est venue de prendre en charge celui d’autres photographes, et pour cela, il leur fallait un lieu. De cette rencontre entre deux sensibilités complémentaires est née une galerie dont la personnalité est aujourd’hui pleinement affirmée.
Ce qui distingue In Camera dans le paysage des galeries photographiques parisiennes, c’est la clarté de sa ligne éditoriale. Autour de la photographie documentaire, la galerie fait le choix de la confrontation entre des esthétiques classiques, urbaines, sociales ou engagées, et des sensibilités plus actuelles, ouvertes aux mutations du paysage, à l’exploration du territoire et des nouvelles marges. Cela ne signifie pas que la galerie se cantonne à un seul registre visuel. Bien au contraire. Elle représente des fidèles du noir et blanc, tels Jane Evelyn Atwood, Jerry Berndt ou Stéphane Duroy, ainsi que des grands coloristes comme Bertien van Manen et Claudine Doury. Ce dialogue entre le noir et blanc et la couleur, entre la tradition humaniste et les pratiques plus contemporaines, donne à la programmation d’In Camera une richesse et une cohérence rares.
La galerie a inauguré avec un petit catalogue de photographes, pour la plupart des amis, comme Jane Evelyn Atwood et Gueorgui Pinkhassov. Au fil des années, le cercle s’est élargi, tout en conservant cet esprit de confiance et de proximité avec les artistes représentés.
La plupart des artistes de la galerie sont reconnus internationalement, leur travail a donné lieu à de nombreuses publications éditoriales et leurs oeuvres sont présentes dans les musées et les grandes collections publiques et privées. C’est l’une des caractéristiques d’In Camera : on n’y expose pas pour être vu, on y expose parce que l’on a quelque chose à dire, et parce que l’on s’inscrit dans une histoire de la photographie qui dépasse la seule actualité.
Depuis quelques années, la galerie a à coeur de représenter de jeunes photographes aux pratiques nouvelles et transversales, tels que Sissi Farassat, Andrea Torres Balaguer ou Thomas Vandenberghe. Cette ouverture vers la jeune génération, sans renoncer aux figures plus établies, témoigne d’une vision à long terme de ce que doit être une galerie : un lieu de découverte autant que de confirmation.
In Camera est une galerie à taille humaine. Son espace, intime et soigné, crée les conditions d’une relation directe entre l’œuvre et le visiteur. Il n’y a ici ni effet de monumentalité ni mise en scène spectaculaire : juste des tirages accrochés avec soin, dans un cadre qui invite à prendre le temps de regarder. C’est précisément ce que l’on attend d’une galerie de photographie d’auteur.
Pour les fondateurs, la spécificité d’une galerie est d’exposer des tirages, des images destinées à être accrochées au mur. C’est pourquoi des photographes dont la qualité du travail est indiscutable peuvent ne pas être représentés ici : certains ont leur place dans un musée, dans un livre, mais pas nécessairement dans cet espace. Cette exigence dans la sélection, loin d’être une forme d’élitisme, est ce qui garantit la cohérence et la force du propos de la galerie.
In Camera participe chaque année à Paris Photo, la foire internationale de référence qui se tient au Grand Palais, confirmant ainsi sa place reconnue sur la scène photographique internationale. Pour tout passionné de photographie de passage dans le 7e arrondissement, pousser la porte du 21, rue Las Cases est une expérience qui se recommande sans réserve.
● Fisheye Gallery
2 rue de l’Hôpital Saint-Louis, 75010 Paris
Il y a des galeries qui célèbrent les maîtres du passé. Il y en a d’autres, plus rares, qui prennent le risque de parier sur ceux de demain. La Fisheye Gallery appartient résolument à cette seconde catégorie. Depuis son ouverture, elle s’est imposée comme l’un des lieux les plus cohérents et les plus dynamiques de la scène photographique émergente en France.
Pour comprendre la Fisheye Gallery, il faut commencer par comprendre le groupe Fisheye qui lui a donné naissance. Fisheye est un magazine bimestriel consacré à l’actualité mondiale de la photographie sur le plan esthétique, culturel, technique et sociologique, fondé en juillet 2013 par Benoît Baume. Ce magazine, devenu en quelques années une référence pour les amateurs et les professionnels de la photographie, a posé les bases d’un écosystème plus large.
Fisheye a créé en octobre 2016 une galerie de photographie, la Fisheye Gallery, située au 2, rue de l’Hôpital Saint-Louis dans le 10e arrondissement de Paris, et en 2019 à Arles, 19, rue Jouvène. La galerie est ainsi le prolongement naturel du magazine, son bras physique, l’espace où les photographes que Fisheye repère et défend peuvent donner corps à leur travail dans la durée d’une exposition.
Média d’avant-garde devenu une référence en photographie contemporaine, Fisheye s’articule aujourd’hui autour d’un écosystème complet : le magazine papier et numérique, deux galeries à Paris et à Arles, une maison d’édition, une agence de conseil et de production et un département immersif.
Ouverte en octobre 2016, la Fisheye Gallery est un lieu exclusivement dédié à la photographie contemporaine, à deux pas du canal Saint-Martin. Son positionnement est clair et assumé depuis le premier jour : défendre la nouvelle génération de photographes, ceux qui cherchent encore leur place sur un marché souvent difficile d’accès.
La vocation première de la Fisheye Gallery est de défendre une nouvelle génération de photographes qui a peu accès au marché. Trois expositions collectives par an mettent en avant de jeunes talents autour d’une thématique. La galerie organise également régulièrement des rencontres autour de ses artistes, des livres photo et des enjeux de la photographie contemporaine.
En tant que jeune galerie, la Fisheye Gallery tend à se démarquer en proposant une programmation émergente internationale décomplexée. Elle assume son rôle de défricheur de nouvelles écritures photographiques dans les grandes foires européennes comme devant les institutions publiques et les acteurs de la photographie.
Ce positionnement de « défricheur » est loin d’être un simple argument de communication. Il se traduit concrètement par la sélection de photographes aux pratiques souvent transversales, qui interrogent les frontières du médium, mêlent parfois l’image à d’autres disciplines, et ne s’inscrivent pas nécessairement dans les registres les plus attendus de la photographie documentaire ou de mode.
La galerie est fière de représenter des artistes aux écritures diverses et de soutenir des initiatives culturelles, comme en témoignent les partenariats noués depuis sa naissance avec les festivals Circulation(s) et La Gacilly. Ces partenariats avec deux des festivals photographiques les plus importants de France disent beaucoup de l’ambition de la Fisheye Gallery : être présente là où la photographie se cherche, se questionne et se renouvelle.
Le festival Circulation(s), en particulier, partage avec la galerie une même conviction fondamentale : la photographie émergente mérite autant d’attention et de soin que la photographie consacrée. C’est dans cet écosystème de festivals, de foires et de rencontres que la Fisheye Gallery construit au fil des années son catalogue de photographes, son réseau de collectionneurs et sa réputation de lieu de référence pour qui veut comprendre où va la photographie contemporaine.
● Porte B.
52 Rue Albert Thomas, 75010 Paris
Loin des codes de la galerie d’art traditionnelle, Porte B. a été pensé comme un lieu d’initiation, d’échange et d’expérimentation autour de l’art contemporain. Ouvert en octobre 2022, il a pour ambition de défendre la scène émergente et, à travers elle, des pratiques artistiques qui cherchent à renouveler notre façon d’être et d’appréhender le monde. Installée dans une ancienne cour du 10e arrondissement, derrière une porte cochère qui ne révèle rien de ce qui se cache derrière, Porte B. est davantage un laboratoire artistique qu’une galerie au sens traditionnel du terme. Les artistes, invités à développer leur travail in situ, sont amenés à sonder leur processus créatif. Décloisonné et modulable, l’espace principal s’adapte et se transforme au fil des interventions. La photographie y côtoie la performance, l’installation et la vidéo dans une programmation pluridisciplinaire et engagée. Une adresse idéale pour prendre le pouls de la création émergente parisienne.
● Galerie Magnum Photos & Librairie
2 impasse Delaunay, 75011 Paris
Entrez dans le panthéon vivant du photojournalisme mondial
Il existe des adresses qui ont quelque chose d’exceptionnel avant même que l’on en pousse la porte. La Galerie Magnum Photos & Librairie, installée au 2, impasse Delaunay dans le 11e arrondissement de Paris, est de celles-là. Non parce qu’elle est la plus grande, ou la plus spectaculaire, mais parce qu’elle est le prolongement physique, en plein coeur de Paris, de l’une des institutions les plus importantes de l’histoire de la photographie mondiale.
Pour comprendre ce que représente cette galerie, il faut commencer par comprendre ce qu’est Magnum Photos. Magnum Photos est une agence de presse photographique créée le 22 mai 1947 à New York. Fondée par Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, George Rodger, William Vandivert et David Seymour, en association avec Rita Vandivert et Maria Eisner, responsables de ses bureaux de Paris et New York, Magnum Photos fonctionne comme une coopérative.
Sa création a pour but de permettre aux photographes de garder un contrôle total sur les droits de leurs photographies. Auparavant, les agences photographiques achetaient tous les droits sur les productions des photographes : une fois leurs droits vendus, ceux-ci n’avaient plus aucun contrôle sur l’utilisation de leurs images. L’idée était simple mais révolutionnaire et a permis aux membres de l’agence de rester maîtres de leurs sujets, de leurs traitements et de leurs points de vue.
Cette révolution silencieuse a changé durablement le rapport des photographes à leur travail, et posé les bases d’une conception exigeante du métier qui perdure encore aujourd’hui. Comme le formulait Henri Cartier-Bresson lui-même, Magnum est une communauté de pensée, une qualité humaine en partage, une curiosité de ce qui se passe dans le monde, un respect de ce qui s’y passe, et le désir de le transcrire visuellement.
L’agence rassemble aujourd’hui environ 80 photographes et se distingue par un fonctionnement original de coopérative détenue par ses membres. Cette indépendance permet une grande liberté dans le choix et le traitement des reportages. Sa vocation se manifeste surtout par le souci constant d’encourager les photographes dans leur démarche personnelle de témoins sensibles.
Sur un principe de cooptation, l’agence rassemble des photographes d’univers très différents parmi lesquels Antoine d’Agata, Raymond Depardon, Jean Gaumy, Harry Gruyaert, Joseph Koudelka, Guy Le Querrec, Steve McCurry, Martin Parr ou encore Alec Soth. Rejoindre Magnum n’est pas une mince affaire : un photographe doit être nommé en présentant son travail et en obtenant 66 % des voix du jury, puis traverser plusieurs années de statut d’associé avant d’accéder au rang de membre à part entière. Cette sélection rigoureuse garantit la qualité exceptionnelle du catalogue de l’agence.
La Magnum Gallery vise à honorer l’héritage de ses fondateurs et de leurs successeurs, tout en soutenant les carrières des photographes les plus jeunes de la coopérative en plaçant leur travail dans les plus belles collections du monde. Elle propose une programmation d’expositions dans ses espaces physiques ainsi que du contenu en ligne pour toucher un large public. La Magnum Gallery est également présente dans des foires d’art et de photographie à travers le monde.
Ce qui rend la galerie de l’impasse Delaunay absolument singulière, c’est son double statut : espace d’exposition et librairie spécialisée réunis en un seul lieu. Seule et unique à Paris, cette librairie entièrement consacrée à Magnum Photos et à ses photographes permet aux visiteurs de consulter et d’acheter des exemplaires signés ainsi que des éditions limitées.
L’aménagement intérieur recèle lui-même un dispositif remarquable. Les Storyboxes, ou Boîtes à Histoire, au nombre de 80, une par photographe, couvrent tout un mur de la galerie. Chaque boîte contient des éléments liés à la vie et à l’oeuvre de chaque membre de Magnum : photographies anciennes, livres dédicacés, documents signés ou images rares, autant d’objets intimement liés au photographe. Ce dispositif transforme la galerie en une sorte d’archive vivante, de mémoire collective de l’agence, accessible à quiconque franchit le seuil du lieu.
La galerie Magnum Photos & Librairie constitue l’un des lieux de la photographie les plus importants de Paris. Pas seulement parce qu’elle expose des images exceptionnelles, mais parce qu’elle incarne une certaine idée de ce que la photographie peut être : un acte de liberté, de curiosité et d’engagement.
● Galerie Camera Obscura
268 Bd Raspail, 75014 Paris
Dans le paysage dense et foisonnant des galeries photographiques parisiennes, la Galerie Camera Obscura, située au 268 boulevard Raspail dans le 14e arrondissement, occupe une place à part. Loin de l’agitation constante des quartiers de galeries plus médiatisés, ce lieu s’est imposé comme un sanctuaire dédié à une photographie exigeante, humaniste et profondément ancrée dans la tradition du tirage d’art. Pour tout amateur, étudiant ou praticien de la photographie, pousser la porte de cette galerie est une expérience qui invite au silence, à la réflexion et à la redécouverte de la puissance de l’image imprimée.
La force de la Galerie Camera Obscura réside avant tout dans sa ligne éditoriale, qui privilégie la qualité et la pérennité des œuvres sur les tendances éphémères du marché. Depuis de nombreuses années, cet espace défend une photographie qui accorde une importance capitale à la relation entre le photographe et son sujet, qu’il s’agisse de portraits saisissants, de paysages chargés d’histoire ou de compositions documentaires d’une grande précision. La galerie s’attache à présenter des auteurs dont l’œuvre témoigne d’une vision du monde singulière et d’une maîtrise technique irréprochable du médium.
Pour un organisme de formation comme le nôtre, la Galerie Camera Obscura constitue un exemple remarquable de ce que peut être une galerie d’auteur. La programmation y est pensée avec une grande rigueur, offrant un panorama cohérent de ce qui fait la noblesse de la photographie. Ici, le tirage n’est pas un simple support ; il est une composante essentielle de l’œuvre, une matière vivante que le visiteur est invité à explorer. Cette attention portée au détail, au grain, au contraste et à la profondeur de champ transforme chaque exposition en une véritable leçon de photographie.
● Galerie Esther Woerdehoff
36 Rue Falguière, 75015 Paris
Installée depuis 1996 dans un ancien atelier du quartier Montparnasse, la galerie Esther Woerdehoff présente les coups de cœur de cette grande collectionneuse, tant du côté des nouveaux talents que des grands noms de la photographie moderne. Cette galerie se distingue par la singularité du regard de sa fondatrice, qui a su bâtir une programmation cohérente, entre découvertes et confirmations, entre photographie plasticienne et photographie documentaire. C’est un lieu pour les amateurs qui aiment être surpris, et qui font confiance à l’œil d’un galeriste pour les guider vers des œuvres qu’ils n’auraient peut-être pas identifiées seuls. La galerie Esther Woerdehoff participe régulièrement à Paris Photo, où elle occupe une place reconnue parmi les galeries françaises de référence.
● Galerie VU’
60 Avenue de Saxe, 75015 Paris
La Galerie VU’ est un acteur historique et incontournable du paysage photographique français. Créée en 1997, à l’occasion de la première édition du salon Paris Photo, cette galerie est née de la volonté de prolonger l’esprit et l’exigence de l’agence photographique du même nom, en offrant un lieu dédié à la diffusion, à la réflexion et à la vente d’œuvres photographiques de premier plan.
La ligne éditoriale de la Galerie VU’ s’inscrit dans une tradition post-documentaire, explorant les multiples facettes de la photographie contemporaine. Elle défend deux approches majeures qui structurent son identité : une veine autobiographique et sensible, portée par des photographes qui intègrent leur propre subjectivité au cœur de leur travail, et une approche plus conceptuelle, où la photographie se rapproche des codes de l’art contemporain par ses dispositifs et ses questionnements plastiques. Cette diversité programmatique permet à la galerie de présenter des lectures riches et variées, alternant entre monographies d’auteurs et projets collectifs thématiques.
Avec environ six expositions par an, elle offre un panorama exigeant sur la création actuelle, qu’elle soit portée par des figures établies ou des talents émergents. L’espace est conçu pour permettre une approche approfondie des œuvres, où la qualité du tirage est au centre de l’expérience de regard. En tant que lieu commercial, la galerie propose également un large choix d’œuvres issues de ses collections, s’adressant aussi bien aux collectionneurs qu’aux amateurs désireux d’acquérir des pièces rares.
Au-delà de ses expositions, la Galerie VU’ se distingue par sa volonté d’ouverture et de transmission. Elle entretient des liens étroits avec les institutions muséales, les fondations et les collectionneurs privés, contribuant activement au rayonnement de ses artistes à l’échelle nationale et internationale. Cet engagement global, nourri par une connaissance approfondie de l’histoire de la photographie et de ses mutations, fait de la galerie un pôle dynamique où se croisent les enjeux de la création, de la conservation et de la diffusion.
Ces galeries, pour la plupart à accès libre ou sur simple rendez-vous, dessinent une carte secrète et vivante de Paris, où la photographie se vit au plus près des artistes et des œuvres, loin des foules des grandes institutions. Que vous soyez collectionneur, étudiant en photographie ou simplement curieux, elles méritent toutes une visite. Et si vous en sortez avec un tirage sous le bras, c’est encore mieux.
Photo de couverture : L’atelier ZOOM’UP durant les Portes Ouvertes des ateliers de Belleville © Stéphan Norsic






