Perspectives de Emma Cossée Cruz, Safia Delta, Loïc Laforge, Christopher Barraja et Angéline Girard
Du 10 février au 31 mars 2024
Espace d’exposition, 4 place d’Austerlitz ― 67000 Strasbourg
L’espace d’exposition à Strasbourg présente le travail de cinq jeunes photographes prometteurs dans le cadre du programme Perspectives.
La promotion 2023 du programme Perspectives bénéficie de 48h d’intervention par des professionnel·les de la photographie : directeur·rices d’institutions, spécialistes des droits d’auteur·e ou de la communication, agents, éditeur·rices… Les participant·es sont présent·es sur la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles et y exposent des extraits de leur travail. L’objectif du programme est d’élargir le réseau et les opportunités professionnelles de chacun·e, dans le respect des bonnes pratiques du domaine.
En apportant des solutions concrètes aux nécessités de pérennisation de leur activité, le programme Perspectives soutient les photographes émergent·es dans le processus de structuration et de professionnalisation de leur activité. Cette exposition clôture une année d’interventions assurées par des professionnel·les de l’image, d’accompagnement artistique, de suivi individuel et présente les travaux des cinq bénéficiaires de cette quatrième édition.


Christopher Barraja photographie depuis plusieurs années ses étés dans le Sud de la France : insouciance, excès, sensualité ou traces de l’absence des corps, son journal photographique oscille entre mélancolie et célébration de la vie.
Emma Cossée Cruz s’intéresse aux objets qui façonnent les corps : après le mobilier urbain sportif, elle se penche sur les outils utilisés en rééducation motrice. Les volumes des objets, leurs surfaces, l’environnement des pièces sont les éléments d’une scène où les patient·es éprouvent, dans l’effort et la douleur, l’espoir d’un retour à la normale.
Safia Delta interroge les contours de son lieu de vie à Marseille, cherchant sa place dans un environnement construit par une main invisible. Les formes, aux significations symboliques, sont mises en regard avec des portraits de ses habitant·es, au vocable poétique.
Angéline Girard propose un récit initiatique queer, celui de l’aventure d’un coming-in en pleine nature. Dans un univers onirique, son travail autofictif est une invitation à se frayer un chemin vers soi, en explorant et célébrant ce qui s’agite en nous et autour de nous.
Loïc Laforge développe un travail sensible et pudique sur des expériences de placement. Pour ces jeunes à l’enfance marquée de carences et traumatismes, entre cadres institutionnel et familial, l’écoute et la photographie participent au processus de reconstruction.






