Mesnographie #6 édition © Lucie Sassiat

Festival de photographie international Mesnographies – Édition #6

Du 6 juin au 19 juillet 2026
Lieu : Parc municipal des Mesnuls, 13 Grande Rue, 78490 Les Mesnuls, et communes partenaires (Grosrouvre, Bazoches-sur-Guyonne, Clairefontaine, Beynes)

Mesnographies 2026 : quand la photographie brise le silence sur l’inceste et interroge notre époque

Le festival de photographie international Mesnographies revient pour sa sixième édition, du 6 juin au 19 juillet 2026, avec une programmation audacieuse et engagée. Porté par une volonté de donner la parole à des récits souvent tus, ce festival s’installe une nouvelle fois dans le parc municipal des Mesnuls, en Île-de-France, mais également dans plusieurs communes partenaires de la région, offrant ainsi une immersion visuelle et émotionnelle à travers des œuvres qui explorent des thématiques profondes et universelles.

Cette année, le festival place au cœur de sa programmation un focus percutant sur l’inceste, intitulé « Je te crois ». À travers les regards de sept photographes sélectionnés parmi soixante-dix dossiers reçus, Mesnographies aborde sans tabou les conséquences des violences sexuelles intrafamiliales. Les artistes Juliette Andréa Elie, Lucie Sassiat, Maëva Benaiche, Mathis Benestele, Mika Sperling, Sergio Melendez et Virginia Morini y exposent des œuvres personnelles et poignantes, où la photographie devient un outil de résilience, de témoignage et de brisure du silence. Leurs projets, à la fois intimes et universels, révèlent la complexité des traumatismes subis, la quête de mémoire, et la reconstruction après l’innommable. Les images de Juliette Andréa Elie, par exemple, explorent les séquelles invisibles de l’inceste à travers des métaphores visuelles comme le chardon bleu, symbole à la fois de douleur et de remède. Maëva Benaiche, elle, utilise des filtres et des archives familiales pour matérialiser le voile qui persiste dans sa mémoire, tandis que Sergio Melendez revisite les espaces domestiques où la violence était à la fois présente et cachée.

Mesnographie #6 édition © Juliette Andréa Elie
Mesnographie #6 édition © Juliette Andréa Elie

Ce focus est marrainé par la fondation Enfants Kintsugi, cofondée par Vahina Giocante et Laurent Bloch, deux personnalités engagées dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants. Leur présence, ainsi que celle d’autres invités comme Arnaud Gallais ou Maître David Koubbi, lors des temps forts du festival (tables rondes, débats, projections), souligne l’importance de cette thématique dans l’espace public. La fondation, dont la mission est de protéger les enfants et de briser le cycle de la pédocriminalité, apporte une dimension militante et solidaire à cette édition.

En parallèle de ce focus, le festival propose une programmation générale riche de 22 artistes issus de 15 nationalités, dont les travaux interrogent notre rapport au monde, à la mémoire, à la joie et à la souffrance. Les thèmes abordés sont variés : exils, guerres, colonialisme, réchauffement climatique, ou encore résilience face à l’adversité. Parmi les artistes exposés, on retrouve Joan Alvado (Espagne), Miia Autio (Finlande), Vic Bakin (Ukraine), Edoardo de Ruggiero (Italie), Tamara Eckhardt (Allemagne), ou encore Hashim Nasr (Soudan). Leurs œuvres, souvent nées de récits personnels ou de témoignages, offrent un panorama sensible et diversifié de notre époque.

Le volet « Le jardin n’est pas clos », intégré au festival depuis cinq ans, met en lumière des projets artistiques liés à l’urgence climatique. Les photographes Marjolijn de Groot (Pays-Bas), Caroline Ruffault (France), Lisa Sorgini (Australie) et Kinga Wrona (Pologne) y présentent des travaux qui questionnent notre rapport à la nature, aux déchets, aux catastrophes écologiques et à la préservation des écosystèmes. Leurs images, à la fois esthétiques et engagées, rappellent l’urgence d’agir pour préserver notre planète. Par exemple, Marjolijn de Groot interroge notre déni face aux déchets plastiques, tandis que Lisa Sorgini témoigne des conséquences tangibles du réchauffement climatique à travers les feux de brousse en Australie.

Le festival accorde également une place particulière aux lycéens du lycée Jean Monnet de La Queue-lez-Yvelines, dont les ateliers photo, dirigés par Claire Pathé, explorent le thème de l’immigration à travers des mises en scène et des podcasts. Une belle initiative qui montre l’engagement du festival envers la transmission et la pédagogie.

Côté événements, Mesnographies 2026 propose un programme varié pour rencontres, échanges et découvertes. Le vernissage presse aura lieu le vendredi 5 juin à partir de 14h, en présence des artistes, de la fondation Enfants Kintsugi et de l’équipe du festival. Le vernissage public, gratuit et ouvert à tous, se tiendra le samedi 6 juin de 14h à 19h, avec des ateliers photo pour enfants et un concert. Le dimanche 7 juin, un pique-nique convivial est organisé dans le parc, suivi de l’ouverture des studios photo. Tout au long du festival, des visites guidées gratuites (sur réservation) et des studios photo (les dimanches, sur rendez-vous, 30 € la séance) permettront au public de s’immerger pleinement dans l’univers des expositions.

Plusieurs temps forts jalonneront également cette édition :

  • Le 12 juin 2026, une soirée dédiée au focus « Je te crois » avec une visite guidée, un spectacle inspiré des récits des photographes, et un moment d’échange en présence de la fondation Kintsugi et d’invités.
  • Le 15 juin 2026 à 15h, une table ronde sur les engagements à mener contre l’inceste, avec la participation de Vahina Giocante, Laurent Bloch, Maître David Koubbi et Arnaud Gallais. La ministre Aurore Berger est également conviée.
  • Le 19 juin 2026, la projection du documentaire « Didier, moi et les autres… les enfants du silence » de Nicolas Bourgoin, suivi d’un débat.

Le festival s’étend également hors les murs, dans plusieurs communes partenaires. Le parcours « Le jardin n’est pas clos » sera visible à Grosrouvre, Bazoches-sur-Guyonne, Clairefontaine et Beynes, où les œuvres des artistes sélectionnés pour cette thématique seront exposées. La chapelle Clairefontaine, sous la direction de Baudoin Lebon, accueillera notamment les travaux de Rie Yamada (Japon) et Lisa Sorgini (Australie). Enfin, La Barbacane à Beynes, scène conventionnée d’intérêt national, exposera également l’un des artistes du festival dans le cadre de ce partenariat.

Le parc municipal des Mesnuls, cœur du festival, est un lieu idéal pour une telle manifestation. Situé au centre du village, ce grand parc offre un cadre verdoyant et convivial, propice à la contemplation des œuvres. Un parking gratuit est disponible à proximité, et des solutions de transport en commun (bus n°5 depuis Saint-Quentin-en-Yvelines, train ligne N direction Dreux) permettent d’y accéder facilement. Pour les visiteurs venant de Paris, un pickup est même organisé depuis le métro Pont de Saint-Cloud (ligne 10) le jour du vernissage presse.

L’équipe organisatrice, menée par Claire Pathé (directrice et directrice artistique), s’entoure de collaborateurs passionnés : Annaka Stretta et Nicole Chriqui Andreev (assistantes à la direction artistique), Maud Guillot (graphisme), Léa Mazzoni (rédaction et spectacle), Clara Chalou (administration) et Nathalie Dran (attachée de presse). Une cinquantaine de bénévoles complètent cette équipe pour assurer le bon déroulement du festival.

Mesnographies se distingue par son approche humaine et militante de la photographie. Ici, l’art n’est pas seulement esthétique : il est aussi un outil de prise de conscience, de dialogue et de transformation sociale. En donnant la parole à des artistes dont les œuvres explorent des sujets aussi variés que l’inceste, l’exil, le réchauffement climatique ou la résilience, le festival offre une plateforme unique pour réfléchir, échanger et s’émouvoir.

Mesnographie #6 édition © Mika Sperling
Mesnographie #6 édition © Mika Sperling

Informations pratiques :

  • Artiste(s) : Collectif international (22 artistes, 15 nationalités)
  • Nom de l’exposition : Festival de photographie international Mesnographies – Édition #6
  • Lieu : Parc municipal des Mesnuls, 13 Grande Rue, 78490 Les Mesnuls (et communes partenaires : Grosrouvre, Bazoches-sur-Guyonne, Clairefontaine, Beynes)
  • Dates : du 6 juin au 19 juillet 2026

Photo de couverture : plan du parcours Paris Gallery Weekend

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