Juin 2023
Les promenades photographiques
Du 30 juin au 30 aout 2023
Blois
Pour sa 19e édition, le festival des Promenades Photographiques s’installe dans le Blaisois et poursuit sa proposition de découverte combinée de 15 expositions photographiques et de 13 lieux patrimoniaux et touristiques.
Le monde est en marche et, une nouvelle fois, les Promenades Photographiques s’ancrent dans l’actualité : mémoire, traditions, société contemporaine, identité virtuelle, trans- humanisme… ou encore guerre, exode, crise environnementale, Russie… mais aussi jeunesse, éducation, liberté, solidarité. Dans une cité royale « E pur si muove ! » résume assez bien l’état d’esprit de ce festival : découvrir de nouveaux talents et exposer des artistes confirmés, s’adresser à la curiosité des profanes comme à la sagacité des professionnels, dépasser les croyances pour s’ouvrir sur de nouveaux univers dans un esprit joyeux fait de plaisirs, de rencontres et d’apprentissages.
Blois et la Loire forment le nouveau décor de ces promenades mais nous flânerons aussi à Mer, Ménars, Saint-Dyésur-Loire ou encore Mont-prèsChambord. Nous vous donnerons rendezvous tout au long de l’année dans un lieu singulier : le Capitole, Centre d’art visuel. Cet ancien cinéma, à deux pas des Trois Clés, permettra la diffusion de différentes formes de photographies, documentaires, plasticiennes, hybrides… ou encore l’association avec d’autres événements blésois tels les Rendez-vous de l’Histoire. Nous remercions nos nouveaux partenaires publics (la Ville de Blois, Agglopolys, le Pays des Châteaux, les villes de Mer, Ménars, Saint-Dyé-sur-Loire, Mont-prèsChambord…), mais aussi ceux qui nous ont suivi dans cette nouvelle aventure (la DRAC, la Région Centre-Val de Loire, le département de Loir-et-Cher…) ainsi que tous nos partenaires privés. Nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont œuvré pour que cette 19e édition existe : salariés, contractuels, stagiaires, bénévoles, mais aussi les associations qui nous ont apporté leur aide. Nous remercions tout particulièrement les permanents qui ont fait un travail herculéen pour transférer bureaux, ateliers, archives… jusqu’à Blois.
Le mouvement a été l’amorce de cette nouvelle aventure pour notre association, le mouvement réunit les artistes de cette nouvelle édition, le mouvement vous fera découvrir leur travail et le patrimoine de cette région. Nous vous souhaitons de belles Promenades Photographiques tout au long de l’été !
CARGO,
les photographiques de Saint-Nazaire #3
Du 29 juin au 1er octobre 2023
Saint-Nazaire – Quartiers centre-ville & Villès-Martin, ligne de bus Hélyce et gare SNCF
Cet été, le pavillon de la photographie flottera à nouveau sur la ville de Saint-Nazaire, offrant une expérience artistique enrichissante.
Bien que le futur de la photographie en France reste incertain, notre engagement est de mettre en lumière les éclats démultipliés capturés par les artistes invités. Nous croyons fermement en la nécessité de soutenir financièrement les photographes émergents, non seulement pour leurs expositions, mais aussi pour les aider à financer la production de leurs projets. Ainsi, la jeune création est toujours au cœur de notre programmation, et cette année, nous accueillons une nouvelle résidence, la cinquième depuis la création de notre festival. La photographie continue d’émettre des signaux lumineux et d’ouvrir de nouvelles voies de résistance.
L’été nazairien sera l’occasion d’une polyphonie de récits, exprimant, à travers l’image, des espoirs et des prises de conscience. Après avoir exploré la mémoire en 2021 et l’architecture en 2022, notre festival propose pour les éditions 2023 et 2024 le thème des “Traversées”. Cette thématique, à l’âme vagabonde, nous emmènera vers l’ailleurs et l’autre. La ville de Saint-Nazaire, où plaisanciers et constructeurs cohabitent aux côtés de paquebots et de cargos long-courriers, offre son vaste horizon pour une immersion en images dans des itinérances de mer à mer, de mer à terre, de plage à plage, ou de rêves de départ à réalités géopolitiques. Un parcours côtier nous conduira du Carrousel de l’Océan au Fort de Villès, nous invitant à explorer de nouvelles perspectives et à envisager des horizons lointains.
Portrait(s),
Les rendez-vous photographiques de Vichy
Du 23 juin au 1er octobre 2023
Vichy
L’événement PORTRAIT(S) s’installe au Grand établissement thermal et dans le Hall des sources, des lieux emblématiques de Vichy, pour présenter des expositions en intérieur. En plus de ces espaces, d’autres lieux d’exposition en extérieur sont également utilisés, tels que l’esplanade du Lac d’Allier et les parvis de la gare et du Grand établissement thermal. Près de 10 expositions seront proposées lors de cette édition, du 23 juin au 1er octobre, tous les jours de 10h à 18h, en entrée libre.
Vichy, surnommée “Reine des Villes d’Eaux,” a souvent été choisie comme décor par des écrivains et des réalisateurs. De Georges Simenon, qui situe une aventure du commissaire Maigret à Vichy, à Christian Dugay, qui reconstitue la première boutique de Coco Chanel dans les galeries du fer à cheval, la ville charme, captive et inspire. C’est un lieu au charme d’antan où l’art s’épanouit.
Pour cette 11e édition de PORTRAIT(S), le festival s’étendra dans l’espace public, entre le centre-ville et les bords de l’Allier, avec une scénographie caractéristique de cet événement. Pour la première fois, l’exposition dévoilera des regards du monde entier, des regards singuliers, un atlas de la beauté du monde, une “Comédie Humaine”, dans le Grand établissement thermal, renouant ainsi avec son héritage lié à la tradition thermale de Vichy. Cet héritage se distingue par un développement original et prestigieux associant santé et loisirs, où l’art joue un rôle important dans l’identité de la ville.
La 9e résidence photographique mettra à l’honneur, à travers l’objectif de Letizia Le Fur, les seniors actifs qui font rayonner les territoires et entretiennent les patrimoines thermaux et culturels. Cette édition mettra également l’accent sur l’intergénérationnel, en présentant les travaux des CE1 de l’école Sévigné-Lafaye dans le cadre de Portrait(s) s’invite à l’école.
Cette onzième édition offre donc une belle déambulation photographique, avec des expositions variées et des regards captivants du monde entier, le tout dans les décors charmants et emblématiques de Vichy.
Bertrand Meunier
Erased
Du 17 juin au 17 septembre 2023
Musée Nicéphore Niépce, 28 quai des messageries 71100 Chalon-sur-Saône
Bertrand Meunier, membre du collectif Tendance Floue et lauréat du prix Niépce en 2007, est un photographe documentaire français qui adopte un regard décalé et un style cinématographique. Attaché à la photographie argentique, il considère le médium comme un outil de compréhension du monde plutôt qu’une simple technique d’enregistrement. Son parcours artistique a été marqué par ses débuts à l’agence VU’ et ses commandes pour des publications telles que Newsweek et Libération. Au fil du temps, il a perfectionné son approche, offrant aux spectateurs une vision du monde sans artifices qui incite à la réflexion et à l’interrogation.
L’exposition “Erased” présente environ 80 tirages argentiques, des vidéos, des installations et des coupures de presse, offrant un regard renouvelé sur le travail de longue durée que Bertrand Meunier a mené en Chine de 1999 à 2019. Grâce à des séjours réguliers sur plusieurs années, le photographe a su capturer les transformations profondes de la Chine au cours des vingt dernières années, depuis son intégration à l’Organisation Mondiale du Commerce en 2001 jusqu’aux manifestations à Hong-Kong en 2019-2020, avant que l’épidémie de COVID ne ferme le pays aux étrangers.
Bertrand Meunier ne se contente pas de réaliser des reportages photographiques spectaculaires sur des événements historiques ou des phénomènes extraordinaires. Au contraire, il adopte une approche de temps long, privilégiant le noir et blanc et se refusant aux images sensationnalistes. Ses séjours répétés dans chaque pays qu’il choisit de photographier lui permettent de s’immerger complètement dans son sujet et de saisir les transformations subtiles et profondes de la société. Ses photographies témoignent des changements sociaux et économiques, des inégalités, des conséquences des politiques gouvernementales et des impacts de la mondialisation.
La photographie de Bertrand Meunier est empreinte de lenteur, d’exactitude et de fidélité à la réalité. En utilisant principalement la technologie argentique, il produit des tirages de grande qualité dans un format traditionnel qui lui permet de créer des récits visuels cohérents et évocateurs. Ses clichés sont denses, presque charbonneux, et se concentrent sur le quotidien de la Chine, capturant les paysages en transformation et les visages des habitants confrontés à des réalités sociales et politiques complexes.
En explorant la Chine mais aussi d’autres pays tels que la France, la Corée du Sud ou le Pakistan, Bertrand Meunier met en lumière la résilience des individus face aux contraintes et à la violence des politiques gouvernementales. Ses photographies ne cherchent pas à sensibiliser ou à émouvoir, mais plutôt à partager ses questionnements et à inviter le spectateur à ouvrir les yeux sur les réalités du monde contemporain.
Par sa vision artistique unique, Bertrand Meunier offre aux spectateurs une expérience de réflexion sur la complexité du monde dans lequel nous vivons. Son œuvre “Erased” est une plongée dans les profondes transformations de la Chine au cours des dernières décennies, sous l’influence du Parti communiste et des différents dirigeants qui ont marqué son histoire récente. Cette exposition permet de saisir l’évolution de la société chinoise, ses ouvertures au capitalisme, ses contrôles politiques et sociaux, ainsi que les enjeux géopolitiques qu’elle soulève au niveau international. “Erased” est une œuvre essentielle pour appréhender le monde contemporain et les défis qui nous attendent.
Festival Photo Martagny
Du 17 juin au 3 septembre 2023
Martagny (27150)
Le Festival Photo Martagny célèbre une fois de plus la photographie de qualité et d’actualité en offrant au public une programmation exceptionnelle. Du 17 juin au 3 septembre, la commune éponyme dans l’Eure se transforme en un véritable paradis photographique au cœur de la nature. Dans un cadre enchanteur, en bordure de la forêt domaniale de Lyons, les visiteurs peuvent s’émerveiller devant des clichés captivants réalisés par des photographes renommés tels que Xavier Lambours, Thomas Pesquet et Maud Audouin. Ce festival est une belle opportunité de découvrir des images éclectiques qui nous transportent dans des contrées lointaines, parfois jusqu’à l’espace, ou nous immergent dans des univers tantôt dramatiques et véridiques, tantôt féériques.
À l’origine de ce projet se trouve l’association Visions d’Ailleurs, composée de passionnés de photographie et de fervents adeptes de la rencontre humaine. Leur objectif est de mettre en valeur l’art photographique et la richesse de la région normande. Le dynamisme et l’engagement de tous les acteurs impliqués dans cette aventure, des habitants de Martagny au soutien financier des entreprises partenaires, en passant par le soutien de la Région Normandie, du Département de l’Eure et de la commune de Martagny, font de ce festival une réussite incontournable.
Ce rendez-vous est une occasion unique de découvrir ou redécouvrir la magnifique région du Vexin Normand, située en bordure de la forêt domaniale de Lyons. Cette terre d’émotions nous offre en toute saison un spectacle naturel d’une beauté rare, invitant chaque visiteur à se laisser enivrer par sa splendeur.
Au-delà d’un simple événement estival autour de la photographie, le Festival Photo Martagny est une véritable expérience de rencontre, de découverte et d’inspiration. Alors que les images envahissent nos vies derrière nos écrans, cet événement nous incite à donner une dimension réelle à ces clichés en allant à la rencontre de ceux qui savent capturer les instants avec une élégance particulière.
Martagny, village exceptionnel en bordure de la forêt de Lyons, est le lieu parfaitement aménagé pour accueillir cette 6ème édition du festival. Sur 5 hectares, plus de 160 tirages de photographes de renom seront exposés en plein air, créant ainsi un festival incontournable pour tous les amateurs et passionnés de photographie.
Willy Ronis par Willy Ronis
Du 17 juin au 17 septembre 2023
Villa Tamaris Centre d’Art TPM. 295, avenue de la Grande Maison. 83500 La Seyne-sur-Mer
Willy Ronis (1910-2009), une figure clé de l’histoire de la photographie française, est reconnu comme l’un des grands représentants de la photographie “humaniste”, qui s’attache à saisir de manière fraternelle l’essentiel de la vie quotidienne des gens.
À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans ses archives photographiques pour sélectionner ce qu’il considère comme le cœur de son travail. Il crée ainsi une série de six albums, constituant ainsi son “testament photographique”. Ces albums inédits servent de matrice à cette exposition.
Dès ses débuts en tant que photographe-reporter en 1936, Willy Ronis allie ses commandes professionnelles à ses recherches personnelles. Observateur du monde qui l’entoure, ses photographies offrent un portrait à la fois intime et profond de la société et de son époque. Elles nous offrent un vaste panorama qui permet de voir, de comprendre et d’apprécier les gens dans leur vie quotidienne. Plaçant l’homme au cœur de son œuvre, son regard est optimiste et bienveillant. Néanmoins, il n’omet pas de témoigner de la dureté de l’époque, illustrant ainsi le monde du travail et les luttes ouvrières, tout en exprimant son empathie et son engagement social qui imprègne toute son œuvre.
Harry Gruyaert – La part des choses
Du 15 juin au 24 septembre 2023
Le Bal. 6, Impasse de la Défense, 75018 Paris
Entre le 15 juin et le 24 septembre 2023, le BAL mettra en avant l’œuvre du photographe belge Harry Gruyaert, un véritable précurseur de la photographie couleur en Europe et héritier des grands coloristes américains des années 1970.
Fasciné par la lumière et les couleurs, Harry Gruyaert a développé depuis plus de 40 ans une approche artistique et sensible, délaissant les aspects documentaires chers aux grandes figures de Magnum Photos, dont il a fait partie dès 1982.
L’exposition au BAL dévoilera pour la première fois une sélection étendue de tirages d’époque Cibachrome, offrant un parcours inédit à travers l’œuvre de cette figure emblématique de la photographie contemporaine.
Né à Anvers en 1941, Harry Gruyaert est un des pionniers de la photographie couleur, s’inscrivant aux côtés de célèbres Américains tels que Joel Meyerowitz, William Eggleston ou Stephen Shore. Son séjour à New York au début des années 1970 l’a influencé en découvrant le Pop Art et en adoptant une nouvelle manière de voir la banalité, d’accepter une certaine laideur du monde pour en faire quelque chose de captivant. Ses liens d’amitié avec la nouvelle scène artistique new-yorkaise, incluant des artistes comme Gordon Matta-Clark et Richard Nonas, ont renforcé cette approche de saisir le monde non pas tel qu’il est, mais tel qu’il peut être modelé par son regard. Ainsi, il cherche à transcrire sa perception des choses plutôt que de simplement les documenter en tant que témoin.
Harry Gruyaert parle de sa lutte physique et passionnée avec les choses et les êtres : “Je me jette dans les choses pour ressentir ce mystère, cette alchimie : les choses m’attirent et j’attire les choses.” Il considère que pour que tout prenne forme dans cette bande passante de la vie où tout est éphémère, il faut être simultanément plus présent et moins présent, oublier sa propre personne pour saisir les aspects matériels, les textures, tout ce qui compose le moment présent. Il se soumet à un ordonnancement instinctif des formes, des couleurs, des symboles, des lumières et des motifs.
Le critique Alain Bergala distingue deux types de photographes : ceux qui croient en la réalité et font de la photographie un art de la présence, et ceux qui perçoivent le réel comme impossible et ne font que capturer l’absence. Dans ce contexte, Harry Gruyaert serait une anomalie, un photographe dont la présence viscérale au monde vise principalement à saisir son caractère fuyant, insaisissable. Ses images mettent en avant des trajectoires isolées, des espaces séparés, des corps en périphérie, contribuant ainsi à transmettre l’absurdité du monde et le collage surréaliste de la vie avec ses fragments détachés.
En définitive, la photographie peut être une communion avec un état de solitude et exprimer un mensonge plus vrai que la vérité.
Frank Horvat
Du 13 juin au 17 septembre 2023
Jeu de Paume. 1 place de la Concorde, Jardin des Tuileries, 75001 Paris
Après le succès de l’exposition Frank Horvat présentée au Château de Tours au printemps 2022, le Jeu de Paume souhaite proposer à Paris une nouvelle version enrichie de l’exposition. Elle apporte une vision renouvelée sur les quinze premières années de la carrière du photographe, de 1950 à 1965, une période bouillonnante durant laquelle il affirme une personnalité hors norme d’auteur-reporter et de photographe de mode.
Johan van der Keuken
Du 13 juin au 17 septembre 2023
Jeu de Paume. 1 place de la Concorde, Jardin des Tuileries, 75001 Paris
Johan van der Keuken (1938-2001), photographe, cinéaste et écrivain néerlandais, est connu au niveau international pour son œuvre poétique et documentaire. Pendant près de 50 ans, il a utilisé la photographie pour analyser le pouvoir des images, cherchant sans cesse la mobilité du cadre comme une métaphore de son engagement social avec le monde.
New York by Frank Horvat
Du 10 Juin au 9 Septembre 2023
LES DOUCHES LA GALERIE – 5, rue Legouvé – 75010 Paris
Une petite exposition à ne pas manquer pour ceux qui aiment la couleur. Entre 1982 et 1986, le photographe Frank Horvat a effectué plusieurs voyages à New York. Les Douches la galerie présente, pour la première fois, cette série inédite en couleur qui a permis au photographe français surtout connu pour ses images de mode de s’affranchir de son propre style.
Frank Horvat, célèbre pour ses tirages en noir et blanc et ses photographies de mode exposées à Les Douches la galerie en septembre 2022, démontre dans cette série prise à New York dans les années 80 qu’il est également un maître coloriste. Se baladant au cœur d’un Manhattan hyper-contrasté, il nous interpelle avec ses thèmes de prédilection : la condition humaine, la rudesse de la ville et sa beauté contradictoire.
Armé d’un objectif 85 mm et de pellicules Ektachrome 200 et 400 asa, Frank Horvat abandonne son style habituel pour se confronter à la densité photogénique de ces lieux emblématiques. Toujours vigilant dans les rues, il nous présente pourtant une métropole bien loin des clichés habituels de la Grosse Pomme.
Dans un journal de bord tenu lors de ses voyages transatlantiques, il soulignait : « A New York, la tendresse est toujours à la limite de la catastrophe, le mystère n’est que le revers d’une excessive explicitation. Je pourrais dire la même chose de moi-même, d’où mon affinité pour cette ville et ma démarche actuelle. Si la poésie est un idéal dont je n’ose pas trop parler, le mystère, qui lui est pourtant associé, est un objectif que je poursuis délibérément, selon des formules qui n’ont rien de mystérieux. »
Frank Horvat se considère comme un outsider, ce qui explique son « attirance et peur assez vertigineuses » envers New York, comme l’explique sa fille Fiammetta Horvat, à l’origine de la redécouverte de cette série. Il recherche avant tout des « instants couleur » qui suggèrent des histoires, sans tomber dans le sensationnalisme ou le misérabilisme. Pas de spectacle, ni d’effroi. Il souhaite plutôt trouver des juxtapositions de formes ou de couleurs qui s’assemblent autour d’un geste.
Cette série intitulée “Side Walk” a été publiée en octobre 2020 dans un ouvrage à l’Atelier EXB, quelques jours après le décès de Frank Horvat à l’âge de 92 ans. Ce fut son dernier livre publié de son vivant, et il laisse derrière lui un héritage photographique remarquable.
Maya Rochat — Poetry of the Earth
Du 7 juin au 1er octobre 2023
Maison Européenne de la Photographie. 5/7 rue de Fourcy. 75004 Paris
Maya Rochat est une artiste dont le travail explore les montages visuels aux couleurs fortement saturées, où se fondent motifs naturels et peinture abstraite. Ses photographies de végétaux, de roches ou de rivières servent de point de départ à ses expérimentations. Elle superpose et altère numériquement ou physiquement ces images, multipliant les usages et les significations en jouant sur la transparence, les textures et les couleurs. Ses œuvres prennent différentes formes, allant des livres d’artiste aux tirages et aux caissons lumineux, et vont au-delà du cadre traditionnel pour se déployer dans l’espace sous forme d’installations immersives et de projections vidéo.
Inspirée par la nature et ses différentes formes et échelles, Maya Rochat engage une réflexion poétique sur la beauté du monde environnant, sa matière et sa transformation. Elle interroge également la place de l’humain dans cet environnement en évoquant la pollution, non seulement chimique, mais aussi visuelle, causée par le flux continu d’images numériques. L’artiste invite le public à pénétrer dans un univers onirique qui offre une alternative sensible aux représentations d’un monde en crise, qu’elle cherche à ré-enchanter.
L’exposition retrace douze ans du parcours artistique de Maya Rochat, depuis ses premiers travaux des années 2010 jusqu’à son projet le plus récent, “Poetry of the Earth” (2022). Elle propose un voyage visuel et sensoriel à travers une œuvre transdisciplinaire, où l’image photographique et la vidéo occupent une place essentielle.
Maya Rochat, née en 1985, est diplômée de l’ECAL à Lausanne et de la HEAD à Genève. Son travail a été présenté dans de prestigieuses institutions culturelles telles que le Victoria Hall à Genève (2023), le KKL à Lucerne (2022), le Musée Jenisch à Vevey (2022), le FOAM à Amsterdam (2021), la Tate Modern à Londres (2017), le Musée des Abattoirs de Toulouse (2017), la Kunsthaus à Langenthal (2017), le Palais de Tokyo à Paris (2016), le Centre d’art contemporain de Genève (2015) et le FOTOMUSEUM Winterthur (2012).
L’artiste a également reçu de nombreux prix, dont le Prix AMP (2022), le Prix Mobilier (2019), le Prix de la relève photographique Pro Helvetia (2015), ainsi que des bourses culturelles de la Fondation Leenaards (2018, 2017) et de la Fondation Abraham Hermanjat (2017). Elle a publié plusieurs livres d’artistes tels que “Living in a Painting” (2019), “A Rock is a River” (2017), “Crystal Clear” (2015) aux Éditions Patrick Frey, “A plastic tool” (2014) et “Vote for me!” (2012) aux Éditions Hard copy et “work.master.”
Les femmes s’exposent
6ème édition
Du 7 juin au 3 septembre 2023
Houlgate, Normandie
Le festival LES FEMMES S’EXPOSENT met en lumière les femmes photographes professionnelles de toutes catégories, telles que le portrait, le photojournalisme, la photographie documentaire, etc. Son principal objectif est de souligner leur contribution croissante dans le monde de la photographie et des médias, ainsi que de rendre leurs travaux visibles.
Dans un domaine où moins d’un quart des photographes des grandes agences sont des femmes, où elles gagnent moins que leurs homologues masculins, et où seulement 25 % des programmations d’événements photographiques mettent en avant leur travail, ce festival vise à valoriser et récompenser les œuvres des femmes photographes. Il cherche ainsi à soutenir aussi bien les nouvelles générations que les artistes plus expérimentées.
Le festival tient également à démocratiser l’accès à la culture. Les expositions sont réalisées dans l’espace public, assurant ainsi leur visibilité à tous et leur gratuité, fondements de l’organisation de l’événement.
Dans son édition 2023, le festival LES FEMMES S’EXPOSENT se présente comme un rendez-vous annuel de la photographie et un espace de réflexion sur la condition des femmes photographes. Face aux évolutions profondes du monde de la photographie avec l’arrivée du numérique et de l’intelligence artificielle, le festival met en avant la pertinence des sujets et la créativité artistique pour maintenir une visibilité dans ce domaine. En 2023, une exposition sera consacrée à la photojournaliste iranienne Forough Alaei, qui témoigne du courage des jeunes femmes engagées politiquement en Iran, malgré les défis qu’elles affrontent dans une société ultraconservatrice en pleine crise économique. La programmation de cette édition aborde également divers sujets, tels que le dérèglement climatique, les inégalités sociales et économiques, et le vieillissement de nos sociétés, à travers une variété de formes artistiques, du reportage au documentaire.
Festival La Gacilly Photo 2023
La nature en héritage
Du 1er juin au 1er octobre 2023
Association Festival Photo La Gacilly. Rue des graveurs – BP 11 – 56 204 LA GACILLY
Le Festival Photo La Gacilly a été créé en 2004 et offre désormais à près de 310 000 visiteurs chaque année une expérience immersive et déambulatoire au cœur d’une trentaine de galeries en plein air, présentant le meilleur de la création photo contemporaine avec une exigence artistique remarquable.
Les immenses toiles, parfois atteignant 80 mètres carrés, ornent les rues, les jardins et les venelles de La Gacilly, transformant ainsi ce lieu en un véritable “village dans les images”. Le magnifique patrimoine architectural du village offre un cadre parfait pour accueillir les plus de 1000 images exposées, lesquelles rehaussent également la beauté des œuvres des photographes présentés.
L’espace public se transforme en un espace scénique, partagé et ouvert à tous, sans frais d’entrée. Le Festival attire ainsi un public fidèle de connaisseurs, tout en étant également accessible et apprécié par des néophytes complets. Grâce à la qualité de sa programmation et à son atmosphère conviviale, le Festival Photo La Gacilly a su conquérir un capital sympathie fort et durable auprès d’un public varié.
Chaque année, le Festival Photo La Gacilly explore deux thématiques : d’une part, un focus sur la création contemporaine d’un pays ou d’un continent spécifique (par exemple, en 2019, les Pays de l’Est, en 2017, l’Afrique, en 2016, le Japon…) ; d’autre part, une réflexion sur des enjeux sociétaux et environnementaux (par exemple, en 2018, les questions liées à la Terre, en 2017, la relation entre l’Homme et l’Animal, en 2016, les océans…).
En abordant ces thèmes majeurs d’une manière artistique et esthétique, le festival aborde des sujets qui résonnent avec les préoccupations de chacun.
Pour cette 20e édition du Festival, une seule thématique a été choisie : “La Nature en Héritage”, un hommage rendu au monde et aux peuples, mettant en lumière l’importance et la préservation de la nature et de l’environnement.
Depuis 2004, le festival Photo La Gacilly a eu l’honneur de présenter près de 330 photographes parmi les plus prestigieux, tels qu’Ansel Adams, Raymond Depardon, Sarah Moon, Jacques-Henri Lartigue, Yann Arthus-Bertrand, Elliott Erwitt, Robert Doisneau, Sebastião Salgado, Steve McCurry, Seydou Keïta, et bien d’autres.
Le festival met en avant une photographie éthique et humaniste en rassemblant les regards de photographes issus de l’art et du photojournalisme. Ces artistes interrogent notre rapport au monde et à notre environnement à travers leurs œuvres. Leur démarche artistique vise à susciter la réflexion sur les enjeux de notre époque et à sensibiliser le public aux questions sociales et environnementales qui nous concernent tous. C’est ainsi que le festival Photo La Gacilly contribue à ouvrir les esprits et à inspirer un changement positif dans notre société.
Le Festival Photo La Gacilly joue un rôle essentiel à différentes échelles : au niveau régional en Bretagne, au niveau national et même international. Il est reconnu comme un événement culturel d’importance qui contribue significativement au développement et à la renommée du territoire breton.
Porté par une association qui rassemble des partenaires publics et privés engagés et partageant des valeurs communes, le festival est bien plus qu’un simple événement artistique. En effet, il joue un rôle de cohésion territoriale en rassemblant les acteurs locaux autour d’un projet commun. Il apporte du sens en abordant des thématiques sociétales et environnementales importantes, suscitant ainsi la réflexion et la prise de conscience. En outre, en attirant des visiteurs de différentes régions et même de l’étranger, il contribue à l’attractivité du territoire breton.
Le festival s’inscrit dans un modèle vertueux de développement, alliant la promotion de la photographie contemporaine, la mise en valeur du patrimoine bâti de La Gacilly, et une réflexion sur des enjeux actuels. Grâce à son rayonnement culturel, le festival Photo La Gacilly contribue activement au dynamisme et au rayonnement de la Bretagne.
Depuis 12 ans, le Festival Photo La Gacilly a mis en place un programme de médiation en partenariat avec l’Education nationale et le Conseil départemental du Morbihan. Ce programme s’adresse à 16 collèges de la région, impliquant plus de 350 élèves ainsi que leurs enseignants.
Tout au long de l’année, les collégiens sont encadrés par un photographe professionnel qui les accompagne dans un travail de recherche, de réflexion et de production photographique. Ce projet pédagogique s’inscrit en résonance avec la thématique annuelle du Festival, abordant la diversité des langages et des formes, tant dans le domaine du photojournalisme que de la photographie artistique.
Le résultat de cette aventure créative et passionnante est ensuite intégré à la programmation du Festival Photo La Gacilly, devenant ainsi une partie intégrante de l’événement. Un vernissage spécialement dédié à ces jeunes talents est organisé à la mi-juin, permettant aux élèves de présenter fièrement leur travail au public du festival, et de vivre une expérience valorisante et enrichissante. Cette initiative pédagogique favorise l’éducation artistique et culturelle des jeunes et les sensibilise aux enjeux de la photographie contemporaine, contribuant ainsi à nourrir leur curiosité et leur créativité.
Depuis 2018, le festival Photo La Gacilly a élargi son rayonnement à l’échelle européenne en créant une deuxième manifestation en Autriche, à Baden. Cette nouvelle édition autrichienne suit le même concept que celle de La Gacilly en France. En effet, la programmation du festival à Baden est présentée l’année suivante de sa présentation en France, à La Gacilly.
Cette initiative a connu un grand succès, attirant un public toujours plus nombreux. Chaque édition, que ce soit à La Gacilly en France ou à Baden en Autriche, rassemble désormais 615 000 visiteurs, faisant de ces deux événements culturels majeurs une référence dans le domaine de la photographie contemporaine.
Pour la 6e édition du festival Photo La Gacilly à Baden en Autriche, l’édition 2022 sera dédiée à la thématique “Orient”. Cette nouvelle édition promet d’être riche en découvertes artistiques et en réflexions sur les enjeux sociétaux et environnementaux liés à cette région du monde. C’est une nouvelle occasion pour le public de découvrir les œuvres de photographes prestigieux et d’explorer les différentes perspectives artistiques et culturelles proposées par le festival.

















