Photographes célèbres

Les photographes à connaître

Les photographes célèbres présentés ici sont classés selon l’ordre chronologique du plus ancien au plus récent.
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Né le 7 mars 1765 à Chalon-sur-Saône, France et mort le 5 juillet 1833 à Saint-Loup-de-Varennes, France. En savoir +

Nicéphore Niépce : Pionnier de la photographie

Joseph Nicéphore Niépce (1765-1833) est un inventeur français reconnu comme le père de la photographie. Né à Chalon-sur-Saône, il a consacré une grande partie de sa vie à la recherche et à l’innovation technique.

En 1816, Niépce commence ses expériences pour fixer les images de la chambre obscure. Ses premiers essais utilisent des papiers enduits de sels d’argent, produisant des images négatives non fixées qu’il nomme “rétines”. Bien que ces tentatives échouent, elles marquent le début de ses recherches photographiques.

La véritable percée de Niépce survient en 1822 lorsqu’il développe le procédé héliographique. Utilisant du bitume de Judée comme substance photosensible, il parvient à créer des images permanentes sur divers supports. Cette technique devient la base de la photogravure.

En 1826 ou 1827, Niépce réalise ce qui est considéré comme la plus ancienne photographie connue : “Point de vue du Gras”, une vue depuis la fenêtre de sa propriété à Saint-Loup-de-Varennes. Cette image, produite sur une plaque d’étain après une exposition de plusieurs heures, marque un tournant dans l’histoire de la photographie.

Niépce poursuit ses recherches, perfectionnant son procédé. En 1829, il s’associe avec Louis Daguerre, collaboration qui aboutira plus tard au développement du daguerréotype.

Bien que Niépce soit décédé avant la reconnaissance publique de son invention, son travail pionnier a jeté les bases de la photographie moderne. Son génie inventif ne se limitait pas à la photographie ; il a également conçu avec son frère Claude le pyréolophore, considéré comme le premier moteur à combustion interne.

L’héritage de Nicéphore Niépce perdure, non seulement dans le domaine de la photographie, mais aussi comme exemple de persévérance et d’innovation dans la recherche scientifique.

Citations:
[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Nic%C3%A9phore_Ni%C3%A9pce
[2] https://archivesniepce.com/index.php/Nicephore-Niepce-inventeur/qui-etait-Nicephore-Niepce
[3] https://photo-museum.org/fr/niepce-invention-photographie/
[4] https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Nic%C3%A9phore_Ni%C3%A9pce/135269
[5] https://francearchives.gouv.fr/fr/pages_histoire/39291
[6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Ni%C3%A9pce
[7] https://photo-museum.org/fr/la-vie-de-nicephore-niepce/

Né le 11 février 1800 à Melbury, dans le Dorset, Angleterre et mort le 17 septembre 1877 à Lacock dans le Wiltshire, Angleterre. Wikipédia

William Henry Fox Talbot : Pionnier de la photographie moderne.

William Henry Fox Talbot, né le 11 février 1800 à Melbury dans le Dorset et décédé le 17 septembre 1877 à Lacock Abbey, est un scientifique britannique polyvalent qui a révolutionné le monde de la photographie au XIXe siècle[1][2].

Talbot était un homme aux multiples talents. Mathématicien, physicien, chimiste, archéologue et linguiste, il a apporté des contributions significatives dans divers domaines scientifiques[3]. Cependant, c’est son travail pionnier en photographie qui lui a valu une place dans l’histoire.

En 1834, frustré par son manque de talent en dessin lors d’un voyage en Italie, Talbot commence à expérimenter avec ce qui deviendra la photographie[3]. Il développe le procédé du “dessin photogénique”, qui permet de créer des images négatives sur papier sensibilisé à la lumière[4].

Sa plus grande innovation, le calotype (ou talbotype), breveté en 1841, marque un tournant dans l’histoire de la photographie[2]. Contrairement au daguerréotype de Louis Daguerre, le calotype permet la production de multiples copies positives à partir d’un seul négatif papier, jetant ainsi les bases de la photographie moderne[1].

En 1844, Talbot publie “The Pencil of Nature”, considéré comme le premier livre illustré de photographies[4]. Cet ouvrage démontre les diverses applications de sa nouvelle technique, de la reproduction d’œuvres d’art à la documentation architecturale.

Malgré ses contributions majeures, Talbot a parfois été éclipsé par Daguerre dans la reconnaissance publique. Néanmoins, son procédé négatif-positif est devenu le fondement de la photographie argentique qui a dominé le médium pendant plus d’un siècle[2].

Talbot a reçu de nombreuses distinctions pour ses travaux, dont la médaille Rumford de la Royal Society en 1842[4]. Son héritage perdure non seulement dans le domaine de la photographie, mais aussi dans ses contributions à l’archéologie, notamment dans le déchiffrement des inscriptions cunéiformes[2].

William Henry Fox Talbot reste une figure emblématique de l’innovation scientifique du XIXe siècle, dont les travaux ont ouvert la voie à la démocratisation de l’image photographique et à son développement en tant que forme d’art et outil de documentation.

Citations:
[1] https://www.britannica.com/biography/William-Henry-Fox-Talbot
[2] https://en.wikipedia.org/wiki/Henry_Fox_Talbot
[3] https://talbot.bodleian.ox.ac.uk/talbot/biography/
[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Henry_Fox_Talbot

Né le 5 ou le 6 avril 1820 à Paris, France et mort le 20 mars 1910 à Paris, France. Wikipédia

Nadar : Le pionnier polyvalent de la photographie française

Gaspard-Félix Tournachon, plus connu sous le pseudonyme de Nadar, né le 5 avril 1820 à Paris et décédé le 21 mars 1910, était une figure emblématique de la scène artistique et culturelle française du XIXe siècle. Photographe, caricaturiste, journaliste, romancier et aéronaute, Nadar a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la photographie et de l’innovation.

Nadar a commencé sa carrière comme caricaturiste et écrivain, collaborant avec divers journaux parisiens. Cependant, c’est dans le domaine de la photographie qu’il a véritablement excellé. En 1854, il ouvre son premier studio photographique à Paris, qui devient rapidement un lieu de rencontre pour l’intelligentsia parisienne.

Son talent pour le portrait photographique était exceptionnel. Nadar a immortalisé de nombreuses personnalités de son époque, dont Charles Baudelaire, Victor Hugo, Sarah Bernhardt et Eugène Delacroix. Ses portraits se distinguaient par leur naturel et leur capacité à capturer l’essence de ses sujets, contrastant avec la rigidité formelle des portraits contemporains.

Innovateur infatigable, Nadar a été le premier à réaliser des photographies aériennes en 1858 depuis un ballon, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour la cartographie et l’arpentage. Il a également été pionnier dans l’utilisation de l’éclairage artificiel en photographie, réalisant une série remarquable de clichés dans les égouts et les catacombes de Paris.

En 1874, Nadar prête son studio pour la première exposition des peintres impressionnistes, démontrant son soutien aux mouvements artistiques avant-gardistes. Il a également joué un rôle crucial pendant le siège de Paris en 1870-1871, en organisant des vols en ballon pour transporter le courrier, établissant ainsi le premier service de poste aérienne au monde.

L’héritage de Nadar va bien au-delà de la photographie. Son esprit d’innovation, sa curiosité insatiable et son talent artistique ont fait de lui une figure centrale de la modernité française. Ses contributions à la photographie, à l’aéronautique et à la culture parisienne du XIXe siècle continuent d’inspirer et de fasciner les générations suivantes.

Citations:
[1] https://www.britannica.com/biography/Nadar
[2] https://en.wikipedia.org/wiki/Nadar
[3] https://monoskop.org/Nadar
[4] https://www.amazon.com/Great-Nadar-Man-Behind-Camera/dp/1101902604
[5] https://www.theartstory.org/artist/nadar/
[6] https://www.metmuseum.org/toah/hd/nadr/hd_nadr.htm
[7] https://www.bates.edu/museum/exhibitions/gaspard-felix-tournachon-nadar-biography/
[8] https://fr.wikipedia.org/wiki/Nadar

Né le 12 février 1857 à Libourne et mort le 4 août 1927 à Paris, France. Exposition à la BNF

Eugène Atget : Le photographe qui immortalisa le vieux Paris

Jean Eugène Auguste Atget, né le 12 février 1857 à Libourne et décédé le 4 août 1927 à Paris, est un photographe français célèbre pour son travail documentaire sur Paris à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

Orphelin très jeune, Atget connut une jeunesse mouvementée. Il fut d’abord marin, puis acteur, avant de se tourner vers la photographie à la fin des années 1880. C’est à partir de 1898 qu’il entreprit son projet le plus ambitieux : documenter systématiquement le vieux Paris, ses rues, son architecture et ses métiers en voie de disparition.

Équipé d’un appareil photo grand format déjà considéré comme obsolète à son époque, Atget parcourait les rues de Paris dès l’aube, capturant l’essence de la ville avant qu’elle ne s’éveille. Ses photographies, caractérisées par leur clarté et leur attention aux détails, offraient une vision unique du Paris d’antan, menacé par la modernisation.

Atget organisa son travail en plusieurs séries thématiques, dont “Paris pittoresque”, “Art dans le Vieux Paris”, et “Petits métiers de Paris”. Il vendait ses clichés aux peintres, architectes, et institutions culturelles comme la Bibliothèque nationale de France et le musée Carnavalet.

Malgré une clientèle institutionnelle régulière, Atget vécut dans une relative pauvreté. Ce n’est que vers la fin de sa vie que son travail commença à être reconnu par les artistes d’avant-garde, notamment les surréalistes comme Man Ray.

Après sa mort, grâce aux efforts de la photographe américaine Berenice Abbott, l’œuvre d’Atget gagna une reconnaissance internationale. Aujourd’hui, il est considéré comme un pionnier de la photographie documentaire et un artiste majeur qui a su capturer l’âme du Paris de la Belle Époque.

L’héritage d’Eugène Atget perdure à travers les milliers de photographies qu’il a laissées, offrant un témoignage précieux sur un Paris disparu et inspirant des générations de photographes à venir.

Citations:
[1] https://www.nga.gov/collection/artist-info.13548.html
[2] https://www.metmuseum.org/toah/hd/atgt/hd_atgt.htm
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Atget
[4] https://www.britannica.com/biography/Eugene-Atget
[5] https://www.icp.org/browse/archive/constituents/eug%C3%A8ne-atget

Né le 1er janvier 1864 à Hoboken dans le New Jersey, États-Unis et décédé le 13 juillet 1946 à New York, États-Unis. Musée d’Orsay

Alfred Stieglitz : Pionnier de la photographie moderne américaine

Alfred Stieglitz, né le 1er janvier 1864 à Hoboken (New Jersey) et décédé le 13 juillet 1946 à New York, était un photographe, galeriste et éditeur américain qui a profondément influencé le développement de la photographie en tant que forme d’art au début du XXe siècle.

Issu d’une famille aisée d’origine allemande, Stieglitz étudie d’abord en Allemagne où il découvre la photographie. De retour aux États-Unis dans les années 1890, il commence à développer son style unique, mêlant esthétique picturale et innovation technique.

Stieglitz est connu pour ses photographies atmosphériques de New York, capturant la ville sous la neige ou dans la brume. Son cliché “The Terminal” (1892) et “Winter – Fifth Avenue” (1893) sont emblématiques de cette période[1]. Il perfectionne également la photographie nocturne et par mauvais temps, repoussant les limites techniques de son époque.

En 1902, Stieglitz fonde le groupe Photo-Secession, promouvant la photographie comme un art à part entière. Il lance la revue “Camera Work” (1903-1917), vitrine de la photographie picturaliste et plus tard de l’avant-garde artistique[2].

Sa galerie “291” à New York, ouverte de 1905 à 1917, joue un rôle crucial dans l’introduction de l’art moderne européen aux États-Unis. Stieglitz y expose des artistes comme Rodin, Matisse, et Picasso, ainsi que des photographes américains émergents.

Dans les années 1920 et 1930, Stieglitz se consacre à une série de portraits d’artistes et d’écrivains américains, abandonnant le pictorialisme au profit d’une approche plus directe[2]. Ses portraits intimes de Georgia O’Keeffe, sa compagne et muse, sont particulièrement célèbres.

L’influence de Stieglitz sur la photographie américaine est considérable. Il a non seulement élevé le statut de la photographie au rang des beaux-arts, mais a également encouragé une nouvelle génération de photographes à explorer les possibilités expressives du médium.

Alfred Stieglitz reste une figure incontournable de l’histoire de la photographie, reconnu pour son œuvre visionnaire et son rôle de promoteur infatigable de l’art moderne aux États-Unis.

Citations:
[1] https://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-stieglitz/
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Stieglitz

Né le 16 février 1868 près de Whitewater, États-Unis et mort le 19 octobre 1952 à Whittier, États-Unis. Edward S. Curtis Gallery

Edward Sheriff Curtis : Le photographe qui immortalisa les Amérindiens

Edward Sheriff Curtis (1868-1952) était un photographe et ethnologue américain célèbre pour son travail monumental sur les peuples amérindiens d’Amérique du Nord. Surnommé parfois le “Capteur d’ombres”, Curtis a consacré sa vie à documenter les traditions et modes de vie des tribus amérindiennes au début du XXe siècle.

Né dans le Wisconsin, Curtis s’initie à la photographie dès son adolescence. Il s’installe à Seattle en 1887 où il ouvre son premier studio photographique. C’est en 1896 qu’il réalise son premier portrait d’un Amérindien, marquant le début de sa fascination pour ces cultures.

En 1906, le financier J.P. Morgan lui accorde un financement de 75 000 dollars pour réaliser une série sur les Amérindiens. Ce projet titanesque, intitulé “The North American Indian”, s’étendra sur plus de 20 ans. Curtis parcourt l’Ouest américain, photographiant plus de 80 tribus différentes. Il produit plus de 40 000 photographies et 10 000 enregistrements audio, documentant les langues, musiques, coutumes et traditions de ces peuples[1].

L’approche de Curtis était à la fois ethnographique et artistique. Ses photographies, caractérisées par un style pictorialiste, capturaient la dignité et la beauté de ses sujets. Cependant, sa méthode a parfois été critiquée pour son romantisme et sa tendance à mettre en scène certaines images, effaçant les signes de modernité pour présenter une vision idéalisée de la vie amérindienne[2].

En plus de ses photographies, Curtis a réalisé en 1914 un film documentaire, “In the Land of the Head Hunters”, considéré comme le premier long-métrage avec un casting entièrement composé d’Amérindiens[1].

Malgré l’importance de son œuvre, Curtis connut des difficultés financières tout au long de sa vie. Ce n’est qu’après sa mort que son travail fut redécouvert et reconnu pour sa valeur historique et artistique[1].

L’héritage d’Edward Curtis reste controversé. D’un côté, son œuvre constitue un témoignage visuel inestimable sur les cultures amérindiennes du début du XXe siècle. De l’autre, sa vision romantique et parfois stéréotypée soulève des questions sur la représentation des peuples autochtones. Néanmoins, son travail demeure une référence majeure dans l’histoire de la photographie ethnographique.

Citations:
[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Edward_S._Curtis
[2] https://www.icp.org/browse/archive/constituents/edward-sheriff-curtis
[3] https://edwardcurtis.com/edward-curtis/curtis-biography/
[4] https://www.si.edu/spotlight/edward-sheriff-curtis

Né le 16 octobre 1890 à New York, États-Unis, et mort le 31 mars 1976 à Orgeval, France. Musée d’Orsay

Paul Strand : Pionnier de la photographie moderne américaine

Paul Strand (1890-1976) était un photographe et cinéaste américain qui a profondément influencé l’évolution de la photographie au 20e siècle. Né à New York, Strand s’initie à la photographie dès son adolescence sous la tutelle de Lewis Hine à l’Ethical Culture Fieldston School.

Sa carrière photographique débute véritablement dans les années 1910, lorsqu’il développe un style unique mêlant abstraction et réalisme. Ses photographies de New York, comme “Wall Street” (1915), capturent l’essence de la modernité urbaine avec une précision remarquable[1]. Strand rejette le pictorialisme alors en vogue pour privilégier des images nettes et objectives, utilisant les capacités techniques de l’appareil photographique pour créer des compositions audacieuses[3].

Dans les années 1920, Strand élargit son champ d’action à la cinématographie. Il collabore avec Charles Sheeler sur le film “Manhatta” (1921), considéré comme le premier film d’avant-garde américain[2]. Cette période voit aussi Strand produire des gros plans saisissants d’objets du quotidien, poussant l’abstraction à son paroxysme.

Les années 1930 marquent un tournant social dans l’œuvre de Strand. Il réalise des documentaires engagés comme “Redes” (1936) au Mexique et “Native Land” (1942) aux États-Unis[4]. En 1936, il participe à la fondation de la Photo League, un collectif de photographes partageant des préoccupations sociales et artistiques communes[2].

Après la Seconde Guerre mondiale, Strand s’installe en France. Il se consacre alors à la réalisation de livres photographiques, alliant images et textes pour dresser des portraits de lieux et de communautés. “Time in New England” (1950) et “Un Paese” (1955) comptent parmi ses œuvres majeures de cette période[3].

L’héritage de Paul Strand est considérable. Sa quête incessante d’objectivité et de pureté formelle, combinée à un profond humanisme, a ouvert la voie à de nombreux photographes contemporains. Strand a démontré que la photographie pouvait être à la fois un art à part entière et un puissant outil de documentation sociale[4].

Citations:
[1] https://www.icp.org/browse/archive/constituents/paul-strand
[2] https://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Strand
[3] https://www.britannica.com/biography/Paul-Strand
[4] https://www.metmuseum.org/toah/hd/pstd/hd_pstd.htm
[5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Strand
[6] https://www.henricartierbresson.org/en/expositions/paul-strand-ou-lequilibre-des-forces/
[7] https://www.theartstory.org/artist/strand-paul/

Né le 2 juillet 1894 à Budapest, Hongrie et mort le 28 septembre 1985 à New York, États-Unis. RMN

André Kertész : Pionnier de la photographie moderne

André Kertész (1894-1985) était un photographe hongrois naturalisé américain, reconnu comme l’un des pionniers et maîtres de la photographie du 20e siècle. Son style unique et novateur a profondément influencé l’évolution de la photographie moderne.

Né à Budapest en 1894, Kertész découvre la photographie en autodidacte dès 1912. Ses premières œuvres, réalisées en Hongrie, capturent déjà son intérêt pour les scènes de la vie quotidienne et les compositions originales.

En 1925, Kertész s’installe à Paris, alors capitale mondiale de l’art. C’est dans cette ville qu’il développe pleinement son style distinctif, caractérisé par des angles de vue inédits, un sens aigu de la composition et une approche poétique du quotidien. Ses photographies de la vie parisienne, comme “Chez Mondrian” (1926) ou “La Fourchette” (1928), deviennent emblématiques de son œuvre.

Kertész est l’un des premiers à adopter l’appareil photo Leica 35mm, qui lui permet de capturer des instants fugaces avec une spontanéité jusqu’alors inégalée. Son travail influence grandement des photographes comme Henri Cartier-Bresson et Brassaï.

En 1936, fuyant la montée du nazisme, Kertész émigre aux États-Unis. À New York, il connaît des difficultés à s’adapter et à faire reconnaître son style unique. Il travaille pour divers magazines, mais se sent souvent incompris par les éditeurs américains.

Ce n’est que dans les années 1960 et 1970 que Kertész reçoit enfin la reconnaissance internationale qu’il mérite. Des expositions majeures, notamment au Museum of Modern Art de New York en 1964, consacrent son statut de maître de la photographie.

L’œuvre de Kertész se distingue par sa capacité à révéler la poésie du quotidien, à jouer avec les ombres et les reflets, et à créer des compositions à la fois simples et complexes. Son approche intuitive et son regard unique ont ouvert la voie à une nouvelle forme d’expression photographique, influençant des générations de photographes.

Aujourd’hui, André Kertész est considéré comme l’un des photographes les plus influents du 20e siècle, ayant contribué de manière significative à l’établissement de la photographie comme forme d’art à part entière.

Citations:
[1] https://www.icp.org/browse/archive/constituents/andr%C3%A9-kert%C3%A9sz
[2] https://huxleyparlour.com/artists/andre-kertesz/
[3] https://www.all-about-photo.com/photographers/photographer/23/andre-kertesz
[4] https://www.britannica.com/biography/Andre-Kertesz
[5] https://en.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Kert%C3%A9sz
[6] https://www.nga.gov/collection/artist-info.13566.html
[7] https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Kert%C3%A9sz
[8] https://www.theartstory.org/artist/kertesz-andre/

Née le 26 mai 1895 à Hoboken, États-Unis et morte le 11 octobre 1965 à San Francisco, États-Unis. Moma

Dorothea Lange : Pionnière de la photographie documentaire américaine

Dorothea Lange (1895-1965) est une photographe américaine dont l’œuvre a profondément marqué l’histoire de la photographie documentaire au 20e siècle. Née à Hoboken, New Jersey, Lange a surmonté les séquelles de la poliomyélite contractée dans son enfance pour devenir l’une des voix visuelles les plus puissantes de son époque.

Formée à la photographie à l’Université Columbia, Lange s’installe à San Francisco en 1918 où elle ouvre un studio de portraits. Cependant, c’est la Grande Dépression qui va réorienter sa carrière et définir son héritage photographique.

Dans les années 1930, Lange quitte le confort de son studio pour documenter les conditions de vie des Américains frappés par la crise économique. Ses photographies des chômeurs et des sans-abri dans les rues de San Francisco attirent l’attention du gouvernement fédéral[1].

En 1935, Lange est engagée par la Farm Security Administration (FSA) pour documenter la situation des agriculteurs déplacés et des travailleurs migrants. C’est dans ce cadre qu’elle réalise son cliché le plus célèbre, “Migrant Mother” (1936), devenu une icône de la Grande Dépression[1][4].

Le style de Lange se caractérise par son empathie profonde envers ses sujets et sa capacité à capturer l’essence des situations qu’elle photographie. Elle travaille souvent en collaboration avec son mari, l’économiste Paul Taylor, combinant images et données économiques pour dresser un portrait complet de la réalité sociale de l’époque[3].

Au-delà de son travail pour la FSA, Lange a documenté l’internement des Américains d’origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale et a continué à explorer des sujets sociaux tout au long de sa carrière[2].

L’héritage de Dorothea Lange est considérable. Son approche humaniste de la photographie documentaire a influencé des générations de photographes et a contribué à établir la photographie comme un puissant outil de changement social. Ses images, empreintes de dignité et de compassion, continuent de témoigner des défis et de la résilience de l’Amérique du 20e siècle.

Citations:
[1] https://www.britannica.com/biography/Dorothea-Lange
[2] https://www.icp.org/browse/archive/constituents/dorothea-lange
[3] https://en.wikipedia.org/wiki/Dorothea_Lange
[4] https://www.biography.com/artists/dorothea-lange
[5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Dorothea_Lange
[6] https://wams.nyhistory.org/confidence-and-crises/great-depression/dorothea-lange/

Né le 17 mars 1896 à Kolín, en royaume de Bohême et décédé le 15 septembre 1976, à Prague, Tchécoslovaquie. France culture

Josef Sudek : Le poète de Prague

Josef Sudek (1896-1976) était un photographe tchèque renommé, surnommé “le poète de Prague” pour ses images atmosphériques et évocatrices de sa ville natale. Sa carrière, qui s’étend sur plus de six décennies, a profondément marqué l’histoire de la photographie.

Né en Bohême, Sudek perd son bras droit pendant la Première Guerre mondiale. Cette expérience traumatisante le pousse vers la photographie comme moyen d’expression et de thérapie. Malgré son handicap, il maîtrise l’art de la photographie avec une grande dextérité, utilisant souvent des appareils grand format.

Dans les années 1920 et 1930, Sudek développe son style unique, caractérisé par une attention particulière à la lumière et aux atmosphères. Ses séries les plus célèbres, comme “La fenêtre de mon atelier”, capturent la poésie du quotidien et la beauté des objets ordinaires.

Pendant l’occupation nazie et le régime communiste, Sudek se tourne vers des sujets plus intimes et contemplatifs. Il photographie intensivement Prague, ses rues, ses monuments et ses jardins, créant un portrait intime et mélancolique de la ville.

Sudek est particulièrement connu pour ses natures mortes et ses paysages urbains empreints de mystère. Son utilisation magistrale de la lumière naturelle, souvent diffuse et brumeuse, confère à ses images une qualité presque picturale.

Malgré sa reconnaissance internationale tardive, l’influence de Sudek sur la photographie contemporaine est considérable. Son approche contemplative et sa capacité à révéler la beauté dans le banal ont inspiré des générations de photographes.

L’œuvre de Josef Sudek reste un témoignage poétique et intemporel de Prague et de la vision unique d’un artiste qui a su transcender son handicap pour créer des images d’une beauté saisissante.

Né le 26 janvier 1897 à Berlin, Allemagne et mort le 4 juillet 1969 à Rome, Italie. Erwin Blumenfeld’s website

Erwin Blumenfeld : Maître de la photographie de mode et de l’avant-garde

Erwin Blumenfeld (1897-1969) était un photographe américain d’origine allemande qui a révolutionné la photographie de mode tout en maintenant une pratique artistique d’avant-garde. Né à Berlin dans une famille juive, Blumenfeld a connu une carrière extraordinaire qui l’a mené d’Amsterdam à Paris, puis à New York, où il est devenu l’un des photographes de mode les plus influents et les mieux payés du milieu du 20e siècle.

Blumenfeld a commencé sa carrière artistique en s’impliquant dans le mouvement Dada à Amsterdam dans les années 1920. Cette influence surréaliste est restée présente tout au long de sa carrière, même dans ses travaux commerciaux les plus prestigieux. En 1936, il s’installe à Paris où il commence à travailler pour Vogue France, marquant le début de sa carrière dans la photographie de mode.

Fuyant l’occupation nazie, Blumenfeld émigre aux États-Unis en 1941. À New York, il devient rapidement un photographe de renom, travaillant pour Harper’s Bazaar, Life et Vogue américain. Ses couvertures pour Vogue, en particulier, sont devenues emblématiques de l’esthétique de l’après-guerre, combinant élégance, expérimentation technique et une sensualité subtile.

Le style de Blumenfeld se caractérise par son utilisation innovante de la lumière, de la couleur et des techniques de laboratoire. Il était connu pour ses expérimentations avec la solarisation, la surimpression et le photomontage. Même dans ses photographies de mode les plus commerciales, Blumenfeld a réussi à “faire passer l’art en contrebande”, créant des images qui transcendaient leur fonction publicitaire pour devenir de véritables œuvres d’art.

Au-delà de la mode, Blumenfeld a continué à explorer des thèmes personnels dans son travail, notamment la mort et la féminité. Son autobiographie, “Eye to I”, publiée à titre posthume, révèle un artiste profondément réfléchi et parfois ironique sur l’industrie de la mode et la société en général.

L’héritage de Blumenfeld est considérable. Il a non seulement influencé la photographie de mode pendant des décennies, mais a également contribué à élever le statut de la photographie en tant que forme d’art à part entière. Ses œuvres continuent d’être exposées dans des musées et des galeries du monde entier, témoignant de son impact durable sur l’histoire de la photographie.

Citations:
[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Erwin_Blumenfeld
[2] https://fritzaschersociety.org/exhibition-event/erwin-blumenfeld/
[3] https://www.all-about-photo.com/photographers/photographer/119/erwin-blumenfeld
[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Erwin_Blumenfeld

Née le 17 juillet 1898 à Springfield, États-Unis et morte le 9 décembre 1991 à Monson, États-Unis. Ministère de la culture

Berenice Abbott : Pionnière de la photographie documentaire américaine

Berenice Abbott (1898-1991) était une photographe américaine dont l’œuvre a profondément marqué l’histoire de la photographie au 20e siècle. Née à Springfield dans l’Ohio, Abbott a développé un style unique qui alliait documentation rigoureuse et vision artistique.

Sa carrière débute à Paris dans les années 1920, où elle travaille comme assistante de Man Ray. C’est à cette époque qu’elle découvre l’œuvre d’Eugène Atget, dont elle deviendra la principale promotrice, sauvegardant et diffusant son travail après sa mort.

De retour à New York en 1929, Abbott entreprend son projet le plus ambitieux et le plus célèbre : “Changing New York”. Pendant près d’une décennie, elle documente méticuleusement la transformation rapide de la ville, capturant son architecture, ses habitants et son atmosphère unique. Ce travail, publié en 1939, est considéré comme une œuvre majeure de la photographie documentaire américaine.

Abbott se distingue par son approche directe et sans artifice. Elle cherche à capturer l’essence de ses sujets, qu’il s’agisse de portraits, de paysages urbains ou plus tard de phénomènes scientifiques. Son style se caractérise par une grande clarté visuelle et une composition soignée.

Dans les années 1950, Abbott se tourne vers la photographie scientifique, collaborant avec le Massachusetts Institute of Technology pour créer des images illustrant des principes physiques. Ce travail témoigne de sa conviction que la photographie peut être un outil puissant pour l’éducation et la compréhension du monde.

L’héritage de Berenice Abbott est considérable. Elle a non seulement produit un corpus d’images important, mais a également contribué à l’évolution de la photographie en tant que médium artistique et documentaire. Son travail continue d’influencer les photographes contemporains et reste une référence incontournable dans l’histoire de la photographie américaine.

Citations:
[1] https://sites.google.com/site/grandsphotographesdu20eme/abbott-berenice
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Berenice_Abbott
[3] https://www.lesdoucheslagalerie.com/artists/2208-berenice-abbott/
[4] https://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Musees/Les-musees-en-France/Les-collections-des-musees-de-France/Decouvrir-les-collections/Les-femmes-artistes-sortent-de-leur-reserve/Icones/Abbott-Berenice

Pseudonyme de Gyula Halász, né le 9 septembre 1899 à Brașov, Roumanie et mort le 8 juillet 1984 à Beaulieu-sur-Mer, France. RMN

Brassaï : L’œil nocturne de Paris

Gyula Halász, plus connu sous le pseudonyme de Brassaï (1899-1984), était un photographe français d’origine hongroise qui a profondément marqué l’histoire de la photographie du 20e siècle. Surnommé “l’œil de Paris” par Henry Miller, Brassaï est célèbre pour ses clichés captivants du Paris nocturne des années 1930.

Arrivé à Paris en 1924, Brassaï développe rapidement une fascination pour la vie nocturne de la capitale. C’est cette passion qui le pousse à devenir photographe, déclarant lui-même : “C’est pour saisir la nuit de Paris que je suis devenu photographe”. Son œuvre la plus emblématique, “Paris de Nuit”, publiée en 1933, révèle un Paris mystérieux et intime, baigné dans des ombres denses qu’éclairent de vives touches de lumière.

Brassaï excellait dans la capture de l’atmosphère unique de la ville, immortalisant les maisons closes, les bals musettes, les folles soirées de Montparnasse, et les personnages marginaux qui peuplaient la nuit parisienne. Ses photographies, caractérisées par une composition soignée et une maîtrise remarquable de la lumière, transcendent le simple documentaire pour atteindre une dimension poétique et artistique.

Au-delà de ses scènes nocturnes, Brassaï a exploré divers sujets, des portraits d’artistes et d’intellectuels aux graffitis des rues de Paris, qu’il fut l’un des premiers à considérer comme une forme d’art. Son œuvre “Graffiti”, publiée en 1960, témoigne de cette fascination pour l’art brut et éphémère.

Artiste polyvalent, Brassaï était également dessinateur, peintre, sculpteur et écrivain. Il a publié de nombreux livres et articles, collaboré avec des artistes comme Picasso, et réalisé des photographies de mode pour des couturiers comme Christian Dior.

L’héritage de Brassaï est considérable. Son regard unique sur Paris, sa maîtrise technique de la photographie nocturne, et sa capacité à révéler la poésie du quotidien ont influencé des générations de photographes. Ses images continuent de captiver, offrant un témoignage intemporel de la vie parisienne du milieu du 20e siècle.

Citations:
[1] https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/paris-la-nuit-les-plus-beaux-cliches-du-photographe-brassai-30-12-2022-TWIC57R62VB7RMEKT3GRSLFMWE.php
[2] https://benjaminbeaumont.fr/brassai/
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Brassa%C3%AF
[4] https://sites.google.com/site/grandsphotographesdu20eme/brassai
[5] https://www.mep-fr.org/les-collections/brassai/

Né le 13 avril 1900 à Agen, France et mort le 3 mars 1976 à Bordeaux, France. Pierre Molinier

Pierre Molinier : L’artiste transgressif du surréalisme

Pierre Molinier, né le 13 avril 1900 à Agen et décédé le 3 mars 1976 à Bordeaux, était un artiste français aux multiples facettes : photographe, peintre et poète. Son œuvre, profondément ancrée dans le surréalisme, se distingue par son caractère provocateur et sa transgression des normes sociales et artistiques de son époque.

Molinier a commencé sa carrière comme peintre dans les années 1920, mais c’est dans la photographie qu’il a trouvé son moyen d’expression le plus puissant. Son travail photographique, principalement réalisé dans les années 1960 et 1970, explore des thèmes tels que le fétichisme, l’androgynie et l’autoportrait travesti.

L’artiste est particulièrement connu pour ses autoportraits élaborés, dans lesquels il se met en scène dans des poses érotiques, souvent habillé en femme ou portant des accessoires fétichistes. Ces images, réalisées dans l’intimité de son atelier bordelais, sont le fruit d’un travail minutieux de mise en scène, de maquillage et de retouche photographique.

Molinier a développé des techniques de photomontage complexes, combinant plusieurs négatifs pour créer des images surréalistes et troublantes. Ses photographies remettent en question les notions traditionnelles de genre et d’identité, anticipant ainsi les débats contemporains sur la fluidité de genre.

Bien que son travail ait été largement ignoré de son vivant, Molinier a été redécouvert et célébré après sa mort. Son influence se fait sentir dans l’art contemporain, notamment dans les domaines de la performance, de la photographie et de l’art corporel.

Pierre Molinier reste une figure énigmatique et controversée de l’art du 20e siècle, dont l’œuvre continue de fasciner et de provoquer, témoignant de sa vision artistique unique et de son exploration audacieuse de la sexualité et de l’identité.

Citations:
[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Molinier

Né le 4 février 1902 Mexico, Mexique, et décédé le 19 octobre 2002 dans la même ville. Manuel Álvarez Bravo

Manuel Álvarez Bravo : Maître de la photographie mexicaine

Manuel Álvarez Bravo (1902-2002) est considéré comme l’une des figures les plus importantes de la photographie latino-américaine du 20e siècle. Né à Mexico, il a développé un style unique qui a profondément marqué l’histoire de la photographie.

Autodidacte, Álvarez Bravo a commencé sa carrière dans les années 1920, à une époque de renaissance culturelle au Mexique après la Révolution. Son œuvre, s’étendant sur plus de sept décennies, se caractérise par un mélange subtil de réalisme et de surréalisme, capturant l’essence de la culture mexicaine tout en évitant les stéréotypes[1].

Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent “La buena fama durmiendo” (1938-1939) et “Obrero en huelga, asesinado” (1934), qui illustrent sa maîtrise de la composition et son engagement social[1]. Son style se distingue par une utilisation magistrale de la lumière et des ombres, une attention aux détails révélateurs et une capacité à créer des images énigmatiques chargées de symbolisme.

Álvarez Bravo a collaboré avec de nombreux artistes influents, notamment Diego Rivera, Frida Kahlo et André Breton. Bien que souvent associé au surréalisme, il a toujours rejeté cette étiquette, préférant se définir comme un observateur de la réalité mexicaine[2].

Au cours de sa carrière, il a exploré divers sujets : paysages urbains et ruraux, portraits, nus, natures mortes. Son travail a été largement exposé et reconnu internationalement, avec plus de 150 expositions individuelles et plus de 200 expositions collectives[3].

L’influence d’Álvarez Bravo sur la photographie mexicaine et internationale est considérable. Il a formé plusieurs générations de photographes et son œuvre continue d’inspirer les artistes contemporains. En 1959, il a fondé la maison d’édition Fondo Editorial de la Plástica Mexicana, contribuant ainsi à la promotion de l’art mexicain[4].

Manuel Álvarez Bravo reste une figure incontournable de la photographie du 20e siècle, dont l’œuvre offre un regard unique sur le Mexique, mêlant tradition et modernité, réalité et poésie visuelle[5].

Citations:
[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Manuel_%C3%81lvarez_Bravo
[2] https://www.manuelalvarezbravo.org/biography/
[3] https://www.all-about-photo.com/photographers/photographer/143/manuel-alvarez-bravo
[4] https://www.icp.org/browse/archive/constituents/manuel-alvarez-bravo
[5] https://www.britannica.com/biography/Manuel-Alvarez-Bravo
[6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_%C3%81lvarez_Bravo

Né le 20 février 1902 à San Francisco, États-Unis et décédé le 22 avril 1984 à Monterey, États-Unis. Ansel Adams Gallery

Ansel Adams : Maître de la photographie de paysage américain

Ansel Adams (1902-1984) était un photographe américain de renom, célèbre pour ses images en noir et blanc de l’Ouest américain, en particulier du parc national de Yosemite. Né à San Francisco, Adams a développé très tôt une passion pour la nature et la photographie.

Autodidacte talentueux, Adams a commencé à photographier Yosemite dès l’âge de 14 ans. Sa carrière professionnelle a débuté dans les années 1920, lorsqu’il est devenu le gardien du lodge du Sierra Club dans la vallée de Yosemite. Cette expérience a profondément influencé son art et son engagement pour la conservation de la nature.

Dans les années 1930, Adams a cofondé le groupe f/64 avec Edward Weston et d’autres photographes, promouvant une photographie nette et précise, en rupture avec le pictorialisme alors en vogue. Son style se caractérise par une maîtrise exceptionnelle de la lumière et des contrastes, créant des images d’une clarté et d’une profondeur saisissantes.

Adams a développé le système de zone, une technique d’exposition et de développement permettant de contrôler précisément les tonalités de l’image. Cette méthode a révolutionné la photographie en noir et blanc.

Au-delà de son travail artistique, Adams était un fervent défenseur de l’environnement. Ses photographies ont joué un rôle crucial dans la sensibilisation du public à la beauté et à l’importance de la préservation des espaces naturels américains. Son engagement lui a valu la Médaille présidentielle de la Liberté en 1980.

L’influence d’Adams sur la photographie moderne est considérable. Il a contribué à établir la photographie comme forme d’art à part entière et a inspiré des générations de photographes. Ses images iconiques, telles que “Moonrise, Hernandez, New Mexico” (1941) et “The Tetons and the Snake River” (1942), restent parmi les plus célèbres de l’histoire de la photographie.

Ansel Adams demeure une figure incontournable de la photographie du 20e siècle, dont l’œuvre continue de captiver le public et d’inspirer les artistes contemporains.

Citations:
[1] https://www.anseladams.com/ansel-adams-bio/
[2] https://en.wikipedia.org/wiki/Ansel_Adams
[3] https://www.britannica.com/biography/Ansel-Adams-American-photographer
[4] https://www.biography.com/artists/ansel-adams
[5] https://www.theartstory.org/artist/adams-ansel/

Né le 13 mars 1902 à Kattowitz, Silésie allemande et mort le 23 février 1975 à Paris, France. Wikipedia

Hans Bellmer : L’artiste surréaliste des poupées désarticulées

Hans Bellmer (1902-1975) était un artiste allemand, figure majeure du mouvement surréaliste, connu principalement pour ses photographies et sculptures de poupées féminines désarticulées.

Né à Kattowitz (aujourd’hui Katowice en Pologne), Bellmer grandit dans une atmosphère familiale oppressante, dominée par un père autoritaire. Cette relation conflictuelle influencera profondément son œuvre artistique.

En 1933, en réaction à la montée du nazisme, Bellmer décide de ne plus rien produire qui puisse être utile à l’État allemand. C’est à cette époque qu’il crée sa première poupée, une œuvre qui deviendra emblématique de son art. Ces poupées, assemblages de parties corporelles féminines, sont à la fois fascinantes et dérangeantes, incarnant les fantasmes et les angoisses de l’artiste.

Bellmer photographie ses créations dans des mises en scène élaborées, créant des images surréalistes chargées d’érotisme et de tension psychologique. Son livre “Die Puppe” (La Poupée), publié en 1934, présente une série de ces photographies qui marqueront l’histoire de l’art surréaliste.

Fuyant le régime nazi, Bellmer s’installe à Paris en 1938 où il rejoint le groupe des surréalistes. Il y poursuit son travail sur les poupées et développe également une œuvre graphique importante, illustrant notamment “Histoire de l’œil” de Georges Bataille.

L’art de Bellmer explore les thèmes de la sexualité, du désir et de la violence, remettant en question les normes sociales et esthétiques de son époque. Ses créations, bien que controversées, ont eu une influence considérable sur l’art contemporain, notamment dans les domaines de la photographie et de la sculpture.

Aujourd’hui, Hans Bellmer est reconnu comme l’un des artistes les plus originaux et provocateurs du 20e siècle, dont l’œuvre continue de fasciner et de questionner notre rapport au corps, au désir et à l’inconscient.

Citations:
[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Hans_Bellmer
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Bellmer
[3] https://www.theartstory.org/artist/bellmer-hans/

Né le 3 novembre 1903 à Saint-Louis, dans le Missouri, États-Unis et mort le 10 avril 1975 , à New Haven, États-Unis. France culture

Walker Evans : Pionnier de la photographie documentaire américaine

Walker Evans (1903-1975) est l’un des photographes les plus influents du 20e siècle, reconnu comme le père de la photographie documentaire américaine. Né à St. Louis, Missouri, Evans a développé un style unique qui a profondément marqué l’histoire de la photographie.

Dans les années 1930, Evans a travaillé pour la Farm Security Administration (FSA), documentant les effets de la Grande Dépression sur l’Amérique rurale. Ses photographies de cette période, caractérisées par leur clarté et leur objectivité, sont devenues des icônes de cette ère[1]. Evans a rejeté l’approche esthétisante alors en vogue pour se concentrer sur la description précise et poétique de la vie quotidienne américaine[2].

Son œuvre la plus célèbre est sans doute sa collaboration avec l’écrivain James Agee en 1936, documentant la vie de trois familles de métayers en Alabama. Ce projet a abouti au livre “Let Us Now Praise Famous Men” (1941), considéré comme l’un des ouvrages les plus influents du siècle dernier[4].

Evans est également connu pour ses photographies d’architecture vernaculaire, de publicités extérieures et d’intérieurs domestiques. Son approche directe et non romantique de la pauvreté a redéfini les genres du portrait et du documentaire pour les générations futures[5].

De 1945 à 1965, Evans a travaillé comme éditeur photographique pour le magazine Fortune, où il a continué à développer son style unique, combinant photographie et texte dans des essais visuels novateurs[4].

L’héritage d’Evans est considérable. Son travail a influencé de nombreux photographes, dont Helen Levitt, Robert Frank et Diane Arbus. Ses images, qui capturent l’essence de la culture américaine, continuent d’inspirer et de fasciner, témoignant de sa capacité unique à voir le présent comme s’il était déjà le passé[4].

Citations:
[1] https://www.icp.org/browse/archive/constituents/walker-evans
[2] https://www.britannica.com/biography/Walker-Evans
[3] https://en.wikipedia.org/wiki/Walker_Evans
[4] https://www.metmuseum.org/toah/hd/evan/hd_evan.htm
[5] https://www.theartstory.org/artist/evans-walker/
[6] https://www.all-about-photo.com/photographers/photographer/9/walker-evans
[7] https://fr.wikipedia.org/wiki/Walker_Evans

Né le 22 août 1908 à Chanteloup-en-Brie, France et mort le 3 août 2004 à Montjustin dans les Alpes-de-Haute-Provence, France. Fondation Henri Cartier-Bresson

Henri Cartier-Bresson : Le maître de l’instant décisif

Henri Cartier-Bresson (1908-2004) est considéré comme l’un des plus grands photographes du 20e siècle et le père du photojournalisme moderne. Né à Chanteloup en France, il a développé très tôt une passion pour l’art, étudiant la peinture avant de se tourner vers la photographie dans les années 1930.

En 1932, Cartier-Bresson acquiert son premier appareil Leica, qui deviendra son outil de prédilection tout au long de sa carrière. C’est avec cet appareil qu’il développe son concept emblématique de “l’instant décisif” – ce moment fugace où tous les éléments d’une scène s’alignent parfaitement pour créer une image puissante et significative[1].

Sa carrière est marquée par des voyages incessants et une curiosité insatiable pour le monde qui l’entoure. Dans les années 1930, il photographie en Espagne, au Mexique et à travers l’Europe. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier par les Allemands mais parvient à s’échapper en 1943, rejoignant ensuite la Résistance française[1][2].

En 1947, Cartier-Bresson cofonde l’agence Magnum Photos avec Robert Capa, David Seymour et George Rodger, une coopérative qui révolutionnera le monde de la photographie de presse[1][4]. Cette plateforme lui permet de voyager extensivement, documentant des événements historiques majeurs comme la mort de Gandhi en Inde, la révolution chinoise et la guerre froide en URSS[2].

Cartier-Bresson a publié de nombreux livres influents, dont “Images à la sauvette” (1952), qui a cimenté sa réputation internationale. Son style se caractérise par une composition précise, une capacité à capturer l’essence d’un moment, et un profond respect pour ses sujets[3].

Vers la fin de sa vie, Cartier-Bresson se tourne vers le dessin, abandonnant progressivement la photographie. En 2003, il crée la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris pour préserver son héritage[1][4].

L’influence de Cartier-Bresson sur la photographie est incommensurable. Son approche humaniste, son œil pour la composition et sa capacité à saisir l’instant décisif ont inspiré des générations de photographes et continuent de façonner notre compréhension de l’art photographique.

Citations:
[1] https://www.henricartierbresson.org/hcb/biographie/
[2] https://www.biography.com/artists/henri-cartier-bresson
[3] https://www.icp.org/browse/archive/constituents/henri-cartier-bresson
[4] https://www.magnumphotos.com/photographer/henri-cartier-bresson/

Née Gisela Freund à Berlin-Schöneberg, Allemagne le 19 décembre 1908 et morte à Paris, France le 30 mars 2000. http://www.gisele-freund.com/

Gisèle Freund : Pionnière de la photographie et portraitiste d’exception

Gisèle Freund (1908-2000) était une photographe et sociologue franco-allemande qui a marqué l’histoire de la photographie du 20e siècle. Née à Berlin dans une famille juive, elle fuit l’Allemagne nazie en 1933 pour s’installer à Paris.

Freund est surtout connue pour ses portraits en couleur d’écrivains et d’artistes, qu’elle commence à réaliser dès 1938, faisant d’elle l’une des premières à utiliser la photographie couleur pour le portrait. Ses sujets incluent des figures emblématiques comme Virginia Woolf, James Joyce, Colette, André Malraux, Simone de Beauvoir et Samuel Beckett, pour n’en citer que quelques-uns.

Sa formation en sociologie à l’Université de Francfort influence profondément son approche de la photographie. Sa thèse, “La Photographie en France au XIXe siècle”, est considérée comme la première étude sociologique sur la photographie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Freund s’exile en Argentine où elle poursuit son travail photographique, documentant la vie en Amérique latine. Elle rejoint l’agence Magnum Photos en 1947, contribuant à des reportages pour des magazines comme Life et Time.

L’œuvre de Freund se caractérise par sa capacité à capturer l’essence de ses sujets, alliant une approche documentaire à une sensibilité artistique. Au-delà des portraits, elle s’intéresse également aux paysages et aux scènes de la vie quotidienne, comme en témoignent ses photographies d’Amérique latine.

Gisèle Freund a laissé un héritage durable dans le monde de la photographie. Son travail, conservé à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), continue d’être exposé et étudié, témoignant de son importance dans l’histoire de la photographie et de la culture du 20e siècle.

Citations:
[1] https://www.centrepompidou.fr/fr/ressources/personne/cRyMRp
[2] https://www.mal217.org/fr/expositions/gisele-freund
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Gis%C3%A8le_Freund

Né le 14 août 1910 à Paris, France et mort le 11 septembre 2009 dans la même ville. Le Monde

Willy Ronis : Le poète de la photographie humaniste française

Willy Ronis (1910-2009) était l’un des photographes français les plus influents du 20e siècle, reconnu pour ses images poétiques de la vie quotidienne à Paris et en Provence. Né dans une famille juive d’immigrants à Paris, Ronis a grandi dans le milieu de la photographie, son père tenant un studio de portraits à Montmartre.

Initialement attiré par la musique, Ronis se tourne vers la photographie en 1932 lorsqu’il reprend le studio familial après la maladie de son père. Inspiré par des photographes comme Alfred Stieglitz et Ansel Adams, il développe rapidement un style personnel alliant sensibilité artistique et engagement social.

Dans les années 1930, Ronis s’engage dans le photojournalisme, documentant notamment les grèves ouvrières et la montée du Front Populaire. Il rejoint l’agence Rapho en 1946, aux côtés de photographes renommés comme Robert Doisneau et Brassaï.

Le style de Ronis se caractérise par sa capacité à capturer des moments de grâce dans la vie quotidienne. Ses photographies de Paris, en particulier des quartiers populaires comme Belleville et Ménilmontant, sont empreintes d’une profonde humanité et d’une poésie du quotidien. Son célèbre nu de son épouse Marie-Anne, “Le Nu provençal” (1949), est devenu une icône de la photographie française.

Tout au long de sa carrière, Ronis a maintenu un engagement politique de gauche, refusant certains contrats qui allaient à l’encontre de ses principes. Il a également enseigné la photographie, transmettant sa passion et son savoir-faire à de nouvelles générations.

Reconnu tardivement, Ronis reçoit le Grand Prix national de la photographie en 1979 et le prix Nadar en 1981. Ses œuvres, exposées dans le monde entier, continuent d’incarner l’essence de l’école humaniste française de photographie, célébrant la beauté et la dignité de la vie ordinaire.

Citations:
[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Willy_Ronis
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Willy_Ronis

Né le 14 avril 1912 à Gentilly, France et mort le 1 avril 1994 à Montrouge, France. ARD

Née le 31 août 1913 à New-York, États-Unis et décédée le 29 mars 2009 dans la même ville. Les Rencontres de la Photographie d’Arles

Pseudonyme d’Endre Ernő Friedmann, né le 22 octobre 1913 à Budapest, Hongrie et mort le 25 mai 1954 en Indochine. Magnum Photos

Né le 26 avril 1916 Zurich, Suisse et décédé le 16 mai 1954 à Trujillo, Pérou. Werner Bischof

Né le 16 juin 1917 à Plainfield, États-Unis et mort le 7 octobre 2009 à New-YTork, États-Unis. Fondation Irving Penn

Pseudonyme d’Endre Ernő Friedmann, né le 22 octobre 1913 à Budapest, Hongrie et mort le 25 mai 1954 en Indochine. Magnum Photos

Né le 22 juillet 1918 à Stockholm, Suède et mort le 11 janvier 2002 dans la même ville. Christer Strömholm

Né le 30 décembre 1918 à Wichita, États-Unis et mort le 15 octobre 1978 à Tucson, États-Unis. Magnum Photos

Né Helmut Neustädter le 31 octobre 1920, à Berlin, Allemagne et mort le 23 janvier 2004 à Los Angeles, États-Unis. Fondation Helmut Newton

Né en 1921 à Bamako, Mali et décédé le 21 novembre 2001 à Paris, France. Seydou Keîta

Né en 1921 à Vienne, Autriche et décédé le 12 septembre 1986 à New-York, États-Unis. Ernst Haas

Née le 14 mars 1923 à New York, États-Unis et morte le 26 juillet 1971 dans la même ville. Fondation de France

Né le 15 mai 1923 à New York, États-Unis et mort le 1 octobre 2004 à San Antonio, États-Unis. Fondation Richard Avedon

Né le 24 juin 1923 à Saint-Genis-Laval, France et mort le 30 août 2016 à Paris, France. Marc Riboud

Né le 13 septembre 1923 et mort le 30 juin 1999 à Paris, France. Edouard Boubat

Né le 3 décembre 1923 à Pittsburgh, Etats-Unis et mort le 26 novembre 2013 à New York, Etats-Unis. Saul Leiter

Née Sabine Weber le 23 juillet 1924 à Saint-Gingolph, France. Sabine Weiss

Né le 9 novembre 1924 à Zurich, Suisse et mort le 9 septembre 2019 à Inverness, Canada. Robert Frank

Né le 10 mars 1925 à Amsterdam, Pays-Bas et décédé le 28 décembre 1990 à Edam, Pays-Bas. Ed van der Elsken

Né le 1er août 1925, à Senigallia, Italie et décédé le 25 novembre 2000 dans la même ville. Mario Giacomelli

Née le 1 février 1926 à New York, États-Unis et morte le 21 avril 2009 à Chicago, États-Unis. Vivian Maier

Né le 2 décembre 1928 à Paris, France et mort le 29 mars 1991 dans la même ville. Guy Bourdin

Né le 14 janvier 1928 à New York, États-Unis et mort le 19 mars 1984 à Tijuana, Mexique. Garry Winogrand

Photographe américain né le 26 juillet 1928 à Paris. Magnum photos

Né le 19 avril 1928 à New York, États-Unis. Polka

Né le 16 janvier 1930 à Nagoya, Japon et mort le 14 décembre 2012 à Naha, Japon. Shōmei Tōmatsu à la MEP

Bernd Becher est né le 20 août 1931 à Siegen, Allemagne et mort le 22 juin 2007 à Rostock, Allemagne . Hilla Becher, née Wobeser, est née le 2 septembre 1934 à Potsdam, Allemagne et morte le 10 octobre 2015 (à 81 ans) à Düsseldorf, Allemagne . FRAC Centre-Val de Loire

Né le 5 septembre 1931 à Santiago, Chilli et mort le 7 février 2012 à Ovalle, Chilli. Sergio Larrain

Né à Dresde, Allemagne le 9 février 1932. Gerhard Richter

Né le 5 septembre 1933 à Chicago, États-Unis. Magnum photos

Né le 3 novembre 1931 à Ōmuta, Japon et mort le 19 janvier 2020 à Tokyo, Japon. Ikkō Narahara

Né le 9 avril 1933 à Zurich, Suisse et mort le 20 octobre 2014 dans la même ville. René Burri

Né à Paris, France le 30 novembre 1933 et décédé le 20 septembre 2000 dans la même ville. Jeanloup Sieff

Né le 4 avril 1934 à Preston, Angleterre. Ian Berry

Né le 14 juillet 1934 à Aberdeen, États-Unis. Lee Friedlander

Né le 11 octobre 1934 à Trenton, États-Unis, et décédé en novembre 1987 à Manhattan, États-Unis. Peter Hujar

Né le 6 février 1935 à Tokyo, Japon. Yutaka Takanashi

Né le 9 octobre 1935 à Londres, Angleterre. Donald McCullin

Né en 1936 à Soloba, Mali et mort le 14 avril 2016 à Bamako, Mali. Musée Niépce

Né le 18 février 1936 à Rhuddlan, Pays de Galles et mort le 19 mars 2008 à Londres, Angleterre. Philip Jones Griffiths

Né le 2 janvier 1938 à Londres, Angleterre. Wikipédia

Né le 10 janvier 1938 à Boskovice, Moravie. Magnum photos

Né le 6 mars 1938 à New York, États-Unis. Joel Meyerowitz

Né le 6 juillet 1938 à Tokyo, Japon et mort le 1er septembre 2015, Japon. Takuma Nakahira

Né le 25 août 1938 à Kharkiv, Ukraine. Boris Mikhaïlov

Né le 10 octobre 1938 à Ikeda, près d’Osaka, Japon. Daidō Moriyama

Né le 16 janvier 1939 à Los Angeles, États-Unis. Ralph Gibson

Né le 27 juillet 1939 à Memphis, Etats-Unis. William Eggleston

Né le 13 septembre 1939 à New York, États-Unis. Joel-Peter Witkin

Né le 13 février 1941 à Berrechid, Maroc sous protectorat français et mort le 9 novembre 2020 à Orbais-l’Abbaye, France. Bruno Barbey

Né le 3 décembre 1940 à Shinjuku, Tokyo, Japon. Kishin Shinoyama

Né le 25 mai 1940 à Tokyo, Japon. Nobuyoshi Araki

Née le 20 mars 1940 à Philadelphie, États-Unis et morte le 25 mai 2015 à New York, États-Unis. Mary Ellen Mark

Né le 25 août 1941 à Anvers, Belgique. Magnum photos

Né le 7 juin 1941 à Wells, Angleterre et décédé le 13 mars 1972 à Londres, Angleterre. Tony Ray-Jones

Née Marielle Sarah Warin le 17 novembre 1941 à Vernon, France. Galerie CAMERA OBSCURA

Née le 15 juin 1942 à Thorigny-sur-Marne, France. Françoise Huguier

Né le 6 juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône, France. Magnum photos

Né en 1943 à Tulsa, États-Unis. Fondation de France

Né en 1944 à Côme, Italie. Massimo Vitali

Née en 1944 à Paris, France. Dolorès Marat

Né à Aimorés, Brésil le 8 février 1944. Polka Magazine.

Né le 3 mai 1944 à Solna dans la banlieue de Stockholm, Suède. Anders Petersen

Né le 6 juin 1944 à San Francisco, États-Unis. David Alan Harvey

Né le 6 septembre 1944 à Paris, France. France culture

Né le 26 février 1945 à Đà Lạt, Sud du Viêt Nam. Galerie CAMERA OBSCURA

Née à New-York en 1945. Tina Barney

Peter Brodbeck, né le 23 novembre 1944 à Lissa, Reich allemand et mort le 3 septembre 2019 à Paris, France. Fondation Peter Lindbergh

Né le 29 septembre 1946 à Vancouver, Canada. Artnet

Né le 16 octobre 1946 à New York, États-Unis. Bruce Gilden

Né le 4 novembre 1946 , Floral Park, État de New York, États-Unis et décédé le 9 mars 1989, Boston, États-Unis. Foundation Robert Mapplethorpe

Né le 29 décembre 1946 à Neuilly-sur-Seine, France. Magnum photos

Né en 1947 à Copenhague, Danemark. Jacob Holdt

Née le 11 avril 1947 à Paris, France. Dominique Issermann

Né le 28 juillet 1947 à Paris, France. Georges Rousse

Né le 25 septembre 1947 à Ravenne, Italie, Paolo Roversi

Né le 8 octobre 1947 à New York, Etats-Unis. Stephen Shore

Née le 15 décembre 1947 à New York, Etats-Unis. Jane Evelyn Atwood

Né le 14 mars 1948 à Syracuse, Etats-Unis. James Nachtwey

Née le 21 juin 1948 à Baltimore, États-Unis. Susan Meiselas

Né le 14 février 1949 à New York, États-Unis, et mort le 19 mai 2017 à Clichy, France. Stanley Greene

Née le 2 octobre 1949 à Waterbury, États-Unis. Artnet

Né le 24 février 1950 à Philadelphie, États-Unis. Steve McCurry

Pseudonyme du couple d’artistes Pierre Commoy, né le 15 août 1950 à La Roche-sur-Yon, France et Gilles Blanchard, né le 9 décembre 1953 à Sainte-Adresse, France. Pierre et Gilles

Né en 1951 à New York, États-Unis. Philip-Lorca diCorcia

Né le 5 mai 1952 à San Francisco, États-Unis. Magnum photos

Né le 23 mai 1952 à Epsom, Angleterre. Martin Parr

Née le 18 décembre 1952 à Neuilly-sur-Seine, France. Ici ou ici

Née en en 1953 à Washington D.C, États-Unis Fondation de France

Née à Paris le 9 octobre 1953 à Paris, France. Galerie Perrotin

Née le 19 janvier 1954 à Glen Ridge, États-Unis. Artnet

Né le 26 juillet 1954 à Verdun, France. Jean-Louis Courtinat

Né le 30 octobre 1954 à Lima, Pérou. Mario Testino

Née en 1954 à Francfort-sur-le-Main, Allemagne. Artnet

Né le 15 janvier 1955 à Leipzig, Allemagne. Andreas Gursky

Né en 1956 à Stafford, Angleterre. Paul Graham

Né le 15 février 1956 à Borås, Suède et mort le 8 avril 2015 à Stockholm, Suède. Lars Tunbjörk

Né en 1958 à Madrid, Espagne. Galerie VU

Née en 1959 à Blois, France. Claudine Doury

Né le 12 avril 1958 à Oran, Algérie. Lise Sarfati

Né en 1958 à Angers, France. Denis Dailleux

Née le 2 juin 1959 à Sittard, dans le Limbourg néerlandais. Rineke Dijkstra

 

https://www.mariangoodman.com/artists/40-rineke-dijkstra/

Né en 1961 à Montreuil, France. Bruno Boudjelal

Né le 5 mai 1961 à Longuyon en Meurthe-et-Moselle, France. Eric Poitevin

Né en 1961 à Paris, France. Denis Darzacq

Né en 1961 en Bretagne, France. Serge Picard

Né le 19 novembre 1961 à Marseille, France. Magnum photos et Galerie Filles du Calvaire

Né le 26 septembre 1962 à New York, États-Unis. Fondation de France

Né le 11 mars 1963 à Fairfield, États-Unis. Artnet

Né en 1964 à Erlangen, Allemagne. Juergen Teller

Né en 1964 à Marseille, France. Jean-Christophe Béchet

Née le 27 décembre 1964 à Firminy, France. Valérie Jouve

Né en 1967 en Suède. Martin Bogren

Né le 3 septembre 1967 à Tel-Aviv, Israël. Delpire et Galerie Camera Obscura.

Né le 16 août 1968 à Remscheid, Allemagne. Wolfgang Tillmans 

Né le 25 août 1968 à Kent, États-Unis. Todd Hido

Todd Hido, né en 1968 à Kent dans l’Ohio, est un photographe américain renommé, connu pour ses images évocatrices de paysages suburbains et d’intérieurs énigmatiques. Basé dans la région de San Francisco, Hido a développé un style unique qui capture l’essence de l’Amérique contemporaine à travers un prisme mélancolique et cinématographique.

Diplômé de la California College of Arts and Crafts, où il a obtenu son MFA en 1996, Hido a rapidement attiré l’attention du monde de l’art avec ses photographies de maisons isolées, souvent prises la nuit. Son premier livre marquant, “House Hunting” (2001), a établi sa réputation d’observateur aiguisé des espaces domestiques américains[1].

L’œuvre de Hido se caractérise par son utilisation magistrale de la lumière et de l’atmosphère. Ses images, qu’il s’agisse de paysages suburbains déserts ou d’intérieurs mystérieux, dégagent une qualité cinématographique qui invite le spectateur à imaginer des récits au-delà du cadre[5]. Cette approche narrative est influencée par son amour du cinéma et se reflète dans la séquence soigneusement élaborée de ses livres et expositions.

Au fil des années, Hido a élargi son répertoire pour inclure des portraits, des nus et des paysages ruraux, tout en maintenant son esthétique distinctive. Ses photographies sont souvent prises à travers le pare-brise de sa voiture lors de longues promenades solitaires, ajoutant une couche supplémentaire de distance et d’introspection à son travail[4].

Le travail de Hido a été largement exposé et fait partie de nombreuses collections prestigieuses, notamment le Whitney Museum of Art, le Guggenheim Museum et le San Francisco Museum of Modern Art[1]. Il a publié plusieurs livres influents, dont “Excerpts from Silver Meadows” (2013) et “Intimate Distance” (2016), qui offrent un aperçu approfondi de son évolution artistique[4].

Actuellement professeur adjoint au California College of Art, Hido continue d’influencer la photographie contemporaine. Son approche unique, mêlant nostalgie, mystère et une profonde compréhension de la lumière, fait de lui l’un des photographes les plus captivants de sa génération[2].

Citations:
[1] https://rosegallery.net/artists/40-todd-hido/biography/
[2] https://huxleyparlour.com/artists/todd-hido/
[3] http://www.toddhido.com/info
[4] https://en.wikipedia.org/wiki/Todd_Hido
[5] https://www.all-about-photo.com/photographers/photographer/63/todd-hido
[6] https://www.mmoca.org/learn/teaching-pages/todd-hido/
[7] https://aymericcostareal.com/dolores-marat/
[8] https://journals.openedition.org/transatlantica/6749

Né en 1969 à Minneapolis, États-Unis. Alec Soth ici et ici

Né en 1978 à Paris, France. Pascoandco.

Né le 25 septembre 1970 à Birmingham, Angleterre. Galerie Saatchi

Né en 1969 à Karlstad, Suède. JH Engström

Né en 1978, France. Margot Wallard

Natten, Margot Wallard - Le projet photographique Natten de Margot Wallard est une réponse sincère et une tentative de combler un gouffre énorme entre les lieux intérieurs de son être émotionnel et psychologique.

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La liste des photographes célèbres a été actualisé le 08 juillet 2024.

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