Alexia Vic, photographe
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis photographe depuis de nombreuses années. J’étudie le genre et l’identité. A travers mes projets photographiques, je mets en image la liberté d’être soi et de faire accepter la différence.
Comment définissez-vous votre style en photographie ?
Mon style est non genré 🙂
Comment avez-vous commencé la photo ?
J’ai commencé la photo en prenant tout simplement dans mes mains un appareil photo. J’ai observé et j’ai déclenché.
Votre premier appareil photo ?
Un D810 Nikon.
Les rencontres qui ont marqués votre carrière ?
Peter Lindbergh. Photographier des personnes pour ce qu’elles sont, pas pour ce qu’elles font… Leur profondeur d’âme.
Les photographes qui vous inspirent ?
Peter Lindbergh toujours…
Vous êtes plutôt noir et blanc ou couleur ?
Ma sensibilité m’amène à photographier en couleur des personnes hors norme. Leurs extravagances m’y amènent. Ma composition colorimétrique est simple et significative. En revanche, je choisis le noir et blanc contrasté pour photographier les personnes connues. Je communique alors à travers mes photos un langage plus simple et efficace.
Plutôt argentique ou numérique ?
Numérique pour l’immédiat. L’image paraît plus lisse et propre. Ma démarche est esthétique avant tout.
Vous êtes plutôt photo retouchée ou non retouchée ?
Peu de retouches . Ma lumière se doit d’être “parfaite” dès le départ.
Dans le sac du photographe ; Quel est votre matériel photo actuel ?
Un Nikon D810 et un objectif 70-200mm.
Quel serait votre matériel photo idéal ?
J’ai le matériel idéal.
Ce que vous aimez en photographie ?
Ce que vous détestez en photographie ?
La retouche, c’est pour cette raison que je soigne ma lumière.
Où trouvez-vous votre inspiration ?
Je dors peu. J’imagine et je crée en permanence 🙂
Que souhaitez-vous transmettre à travers vos photos ?
J’essaye de permettre aux personnes que je photographie d’être ce qu’elles sont, de faire tomber leur masque consolateur. Un travail sur soi pour s’atteindre soi-même.
Votre travail photographique que vous avez préféré ?
Very important Creatures.
Le pire travail photographique que vous avez réalisé ?
Aucun, je ne peux rien réaliser sans aimer. J’obtiens le résultat que je souhaite.
Votre moment préféré quand vous photographiez ?
Quand survient le lâcher prise… Nous respirons alors ensemble le même air. C’est une forme de séduction sans sexualité. Les personnes que je photographie se mettent en permanence en danger. Leur prise de risque est la promesse d’une intensité nouvelle, sans cesse renouvelée. Pour se faire respecter, ils existent. Et par conséquent ils dérangent. Je ne peux que les admirer. Ils suscitent chez moi une fascination trouble. J’aime photographier cette complexité, cette dualité.
Quelle est votre photo préférée ?
Une photo que j’ai nommée “Mal joli” .
Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
Un projet sur le genre nommé Very important Créatures, plus axé sur les Drag-queens et Drag-kings. Je viens également de débuter un travail en tant que réalisatrice, une série de courts métrages. Le sujet est pour le moment tenu secret. J’aime entretenir le mystère.
Des projets à venir ?
Je ne projette pas réellement. Je continue constamment mes séries sur le genre et l’identité. Je développe tous les mois des thèmes pour l’évènement photographique “Et si c’était moi” que j’ai crée il y a deux ans. Cela permet à tout le monde de réaliser le temps d’une journée un parcours photographique en partant à la rencontre de trois photographes.
Quels conseils donneriez-vous à une personne qui se lance en photographie ?
Je n’ai pas de conseils à donner. Malgré toute volonté adverse, on devient ce que l’on est !
Quels erreurs à éviter quand on se lance en photographie ?
De s’attacher, de s’accrocher à la technique qui bloque la créativité.
Quels sont vos étapes clés pour réussir un bon travail photographique ?
Observer, écouter avant de déclencher. Apprenez à aimer pleinement la personne que vous photographiez pour mieux la sentir et de ce fait la comprendre.
Quels sont vos conseils pour se faire connaître, trouver des clients, exposer ou éditer ?
Du travail, encore du travail. Si votre travail est singulier, le reste suit naturellement.
Vous avez suivi une formation photo chez Zoom’Up. Quel en était le programme et qu’en avez-vous retenu ?
J’ai suivi une formation photo individuelle et sur mesure avec Stéphan chez Zoom’Up. Cela faisait déjà longtemps que j’étais photographe mais je ne m’intéressais pas du tout à la technique. Le programme était de me permettre de faire le point sur où j’en étais techniquement et de voir vers où je devais aller pour progresser. Cette formation a été formidable. J’ai progresser techniquement oui. C’est indéniable. Mais surtut cette formation m’a permis de dépasser la technique pour ne plus m’en préoccuper !
Recommanderiez-vous Zoom’Up et ses formations ?
Lorsque j’ai dit à mes amis, entre autre des photographes, que j’allais suivre une formation, ils m’ont tous dit que ce n’était pas fait pour moi car je ne tiens pas en place et que la technique ce n’est pas pour moi ! Et bien je dois dire un grand merci à Stéphan, et je ne manque jamais, quand quelqu’un cherche une formation photo, de recommander Zoom’Up et Stéphan. Grâce à la formation j’ai enfin réussi à dépasser la technique pour enfin ne plus me concentrer que sur mes mises en scènes photographiques. Stéphan a le talent de transmettre du positif et de la lumière dans ce que je trouvais sombre.
Pour terminer quelle question manque-t-il et que vous auriez aimé que je vous pose ?
Qui êtes vous Alexia Vic ? Je souris car je n’y répondrai pas 🙂
Votre mot de la fin ?
Merci de tout mon cœur de m’avoir donné cette opportunité. Je profite de ce que me donne la vie.









